ACTE I, SCÈNE lit 3 1 J
De l'arrêter au piège où son cœur était pris.
PORUS
Et vous pouvez encor demeurer auprès d'elle ! Que d abandonnez-vous cette sœur criminelle? Pourquoi , par tant de soins, voulez-vous épargner Un prince...
AXIALE
C'est pour vous que je le a ^ner.
"V ous verrai-je, accablé du soin de nos provinces, Attaquer seul un roi vainqueur de tant de print- Je vous veux dans Taxile offrir un défenseur ' Qui combatte Alexandre en dépit de sa sœur. Que n'avez-vous pour moi cette ardeur empressée î - Mais d'un soin si commun votre ame est peu bl<
1 Je vous veux dans Taxile offrir nu défenseur. On trouve dans quelques éditions :
Ml i coeur, dans un rival, vous cherche un défenseur
2 Qi. - mus pour moi celte ardeur empressée l
'■Itiis d'un soin si commun votre ame est peu bless<
\ i >t r • pal ! i déclarer sa passion ? Tous ces reproches , tou I inquii tildes -.ont des marques du plus \ il iinK'iii . "Pour
quoi dora Axiane dit-elle au cinquième acte, scène dernière,
ri! pu bat a Porus ?
\ ', ■ M. u, in . .;\ti éme ,
■ D< pour< h vous-même >•
3i6 ALEXANDRE,
Pourvu que ce grand cœur périsse noblement ,
Ce qui suivra sa mort le touche faiblement, x
Vous me voulez livrer , sans secours , sans asile 1
Au courroux d'Alexandre , à l'amour de Taxile,
Qui, me traitant bientôt en superbe vainqueur ,
Pour prix de votre mort demandera mon cœur.
Hé bien ! seigneur , allez , contentez votre envie ;
Combattez ; oubliez le soin de votre vie ;
Oubliez que le ciel , favorable à vos vœux,
Vous préparait peut-être un sort assez heureux.
Peut-être qu'à son tour Axiane charmée
Allait... Mais non , seigneur , courez vers votre armée ;
Un si long entretien vous serait ennuyeux ;
Et c'est vous retenir trop long-tems en ces lieux.
1 Pourvu que ce grand cœur périsse noblement , Ce qui suivra sa mort le touclw faiblement.
Le cœur est ici pris pour la personne de Porus. Nous n'aimons point an cœur qui périt . et encore moins la mort d'un cœur : cette licence nous parait trop hardie. L. B. *
"* Ce grand cœur est ici évidemment une espèce de dénomination, comme on dirait ce héros , comme on dirait ce grand génie / et dès-lors il ne faut pas chercher les rapports propres au cœur considéré en lui-même. Si l'on disait , « ce grand gér.ie mourut en » telle année d'une fluxion de poitrine , » serait-on bien venu à observer que le génie n'a point de fluxion de poitrine? Si le commentateur avait étudié la théorie des figures de diction , il ne ferait pas des remarques si frivoles.