V A ■ I A H TE
Je soutiendrai ma gloire , et répondant en roi , Je vais parler ici pour la reine et pour i. II.
; Quel esj ce gru . rs que son bras nous octroie ?
Oct' , comme le remarque le
tionnaire de T Académie , quV* strie de chancellerie et defiaa que point ici. L. B. *
* Je ne puis il choque ou non : mal* ce qui esl
I que ce mot , entièrement vieilli, t»'a point repar ■ long -temps d I le soutenu. Il n'est pas flatteur pour l'oreille ,
et s'est trop naturalisé dans la chicane pour n'èlre ; litc
en poésie. Louis Racine prétend qu'il a -ait
un aulr.
ne la «cas
• aucoup dans ic plaid . ce qui me fait douter qu'il en ait i
Faut-il que tant d'états, de déserts, de rivières, Soient entre nous et lui d'impuissantes barrières? Et ne saurait-on vivre au bout de l'univers Sans connaître son nom et le poids de ses fers ? Quelle étrange valeur, qui, ne cherchant qu'à nuire , Embrase tout sitôt qu elle commence à luire ; l
I Quelle étrange valeur , qui , ne cherchant qu'à nuire , Embrase tout sitôt quelle commence à luire.
Boileau, dit Louis Racine, vantait beaucoup ce port; ait d'Alexandre : il est, disait-il, de la main d'un poëte héroïque , et celui (jue j'ai fait est de la main d'un poète satirique.
S'en alla follement , et , croyant être un dieu ,
Courir comme un bandit qui n'a ni feu ni lieu. L. B. *
* Sans doute , en louant ce morceau , Despr -aux en exceptait ce vers ;
Embrase tout sitôt qu'elle commence à luire.
II est très-de'fectueux par deux raisons : une valeur qui luit est une très-mauvaise expression. Quoiqu'on dise très-bien qu'une valeur a brillé , on ne saurait dire qu'elle a lui : comme un style brillant n'est pas un style luisant. Luire ne se dit guère que d'un e'clat physique ou de ce qui peut s'y rapporter. De plus , une valeur qui embrase dès qu'elle luit, est une , etite idée, un rapprochement frivole , une espèce de jeu de mots peu digne du style tragique.
Ce mot luire me rappelle un vers bien autrement mauvais et d'un ridicule rare : aussi les curieux ne l'ont-ils pas oublié. Il se trouvait dans une ode, dont je ne crois pas qu'on ait retenu autre chose, et qui fut adresse'e à\oltaire , il y a près de quarante ans, en faveur de mademoiselle Corneille : ce fut même pour lui l'oc-