Acte II, scène 4- L. B
* La ressemblance c->t remarquée à propos; mais il n'e>t pas vrai que Racine n'ait employé l ironie ipic deux fois. Je ne sais s'il y aune seule de ses pièces où l'on n'en trouve des exemples. N aurons occasion <!<• les observer. L'autcoi codjuôsssJi trop bien le parti quota pouvait tirer de rclt ligure, et l'art de l'ennoblir,
IgC Ici elle n'est que comique, p.in <■ que le fond «le toutes ccj scènes , depoil la fin du second
Grand monarque de l'Inde ; on parle ici de toi. On veut en ta faveur combattre ma colère ; On dit que tes désirs n'aspirent qu'à me plaire , Que mes rigueurs ne font qu'affermir ton amour : On fait plus , et l'on veut que je t'aime à mon tour. Mais sais-tu l'entreprise où s'engage ta flamme ? Sais-tu par quels secrets on peut toucher mon ame ? Es-tu prêt?...
TAXILE
Aîi , madame ! éprouvez seulement Ce que peut sur mon cœur un espoir si charmant. Que faut-il faire ?
AXIAXE.
Il faut , s'il est vrai que Ion m'aime, Aimer la gloire alitant que je l'aime moi-même , Ne m'expliquer ses vœux que par mille beaux faits , Et haïr Alexandre autant que je le hais ; Il faut marcher sans crainte au milieu des alarmes ; Il faut combattre , vaincre , ou périr sous les armes. Jette , jette les yeux sur Porus et sur toi ; Et juge qui des deux était digne de moi. Oui , Taxile , mon cœur , douteux en apparence , D'un esclave et d'un roi faisait la différence. '
1 D'un esclave et d'un roi faisait la différence On lit dans la première édition :
« D'un lâche et d'un héros faisait la différence ». L B*
* Mon cœur . douteux en apparence -