ACTE V, SCÈNE I. SqD
Et leurs gémissemens vous font assez connaître... l
Ils marcheront . madame , et je n'ai qu'à paraître. =
ps qui, dans un camp, d'un vain loisir de'cus, Comptent en murmurant les coups qu'ils ont reçus , Revivront pour me suivre, et , blâmant leurs murmures. Brigueront à mes yeux de nouvelles blessures. Oppndant de Taxile appuyons les soupirs. Son rival no peut plus traverser ses désirs : Je vous l'ai dit « madame , et j'ose encor vous dire...
r LÉO F IL E.
Seigneur, voici la reine.
! f os soldats . dortt la vue excite la jiitié , D'eux-mêmes . en cent lieux , ont laisse ta moitié / ht leurs gémissement tous font assez connaît r> V àB I \ N TE.
\ os soldats , dont la \ue excite la pitié , » Qui d'eux— mimé | en cent lieux , ont laiss»' 'a moitié', » Par leurs g<:misscniens vous font assez rvnnaitre...... >»
2 Ils marcheront . madame, et je n'ai /n à paraître.
Nous reconnaissons Alexandre à ce discours; mais no. le reconnaissons plus lorsqu'il dî' plus bas :
« Cependant de Taxile vp\ ■■ on les loapin ».
De plus , on n appuie pas des soupirs. L. B.
3$ê ALEXANDRE,
SCÈINE II.
ALEXANDRE, AXIANE, CLÉOFILE.
Hé Lien , Porus respire.
Le ciel semble, madame, écouter vos souhaits; Il vous le rend...
AXIANE
Hélas ! il me lôte à jamais!
Aucun reste d'espoir ne peut flatter ma peine ; Sa mort était douteuse , elle devient certaine : Il y court ; et peut-être il ne s'y vient offrir Que pour me voir encore , et pour me secourir. Mais que ferait-il seul contre toute une armée ? Er. yain ses grands efforts Tout d'abord alarmée ; En Voin quelques guerriers , qu'anime son grand cœur7 Ont ran^né l'effroi dans le camp du vainqueur : Il faut bien qu'il succombe , et qu'enfin son courage Tombe sur tat4: de morts qui ferment son passage. T
1 II faut bien qu'il succombe . et qu enfin son courage Tombe sur tant de morts qui ferment son passage.
Louis Racine prétend qu'il y a ici une faute d'impression , et qu'il faudrait substituer à ces deux vers ceux-ci :
« Il faut bien qu'il succombe , et , maigre' son courage,
j> Tombe sur tant de morts qui ferment son passage ». L. B.*
* Le chargement propose' par Louis Racine, prouve qu'il sen-