ANTIGONE, HÉMON
HÉ M ON
l) u o i ! vous me refusez l votre aimable présence » Apres un an entier de supplice et d'absence ! Ne nvavez-vous , madame , appelé près de vous , Que pour nrôter sitôt un bien qui m'est si doux ?
ANTIGONE
Et voulez- vous sitôt que j'abandonne un frère? Ne dois-je pas au temple accompagner ma mère ? Et dois-je préférer , au gré de vos souhaits , Le soin de votre amour à celui de la paix ?
HÉMON
Madame, à nion bonheur c'est chercher trop d'obstacles ; Ils iront bien sans nous consulter les oracles. Permettez que mon cœur , en voyant vos beaux yeux , De l'état de son sort interroge ses dieux *.
I Quoi : vous me refusez votre aimable présence.
II y avait dans les premières édition :
« Hé quoi ! vous me plaignez votre aimable pre'sence. » L. B.
* De Vétat de son sort interroge ses dieux.
Nous ne dirons rien de cette galanterie et de ce style : le vice