ACTE TROISIÈME
Achevez-la, seigneur, nion fils l'a commencée; Accordez-lui ce prix qu'il en a prétendu ; Et que son sang en vain ne soit pas répandu.
JOCASTE
Non . puisqua nos malheurs vous devenez sensihle , Au sang de Ménécée il n'est rien d impossihle. Que ïhèhes se rassure après ce grand effort : Puisqu il change votre ame, il changera son sort. La paix dès ce moment n est plus désespérée ; Puisque Créon la veut , Je la tiens assurée. Bientôt ces cœurs de fer se verront adoucis : Le vainqueur de Créon peut hien vaincre mes fds. l
( à Etéocle. ) Qu'un si grand changement vous désarme et vous touche; Quittez , mon fils , quittez cette haine farouche ; Soulagez une mère , et consolez Créon ; Rendez-moi Polynice , et lui rendez Hémon.
ÉTÉOCLE
M lui enfin cost vouloir que je m'impose un maître. Voui ne L'ignorez pas, Polynice veut l'être ; 11 dfl >ut le pouvoir souverain,
Et ne veut revenir que le sceptre à la main.
1 Le vainqueur il< Qram f>nit bien vaincre mes fils.
Quel est ce vainqueur de Créon? c'est sans doute Ménécée. •>ens ne se présente point à l'esprit ; rien n'es! plus Joigne de la manière ordinaire de Racine, dont le principal mérite est d'exprimer ses idées avec la plus grande clarté. I. V,