aurais même regret quil me quittât ii m pire
juittàt l empire n'est pas exact ; le verbe quitter ne comporte point deux cas *. Racine aurait pu mettre :
" J'aurais même regret cpi'il me ce'dàt l'empire ».
\ cela près, les vers suivons nous paraissent fort beaux, et aent très . ien le caractère d*£téocIe. L l>.
* Lisez <i us ; car un verbe n'a point de cas.
Et que toujours son cœur aspire au diadème ; Qui! m'abhorre toujours, et veut toujours régner; Et qu'on peut bien le vaincre , et non pas le gagner.
Domptez-le donc , seigneur , s'il demeure inflexible. Quelque fier qu'il puisse être . il n'est pas invincible ; Et puisque la raison ne peut rien sur son cœur , Eprouvez ce que peut un bras toujours vainqueur. Oui , quoique dans la paix je trouvasse des charmes, Je serai le premier à reprendre les armes ; Et si je demandais qu'on en rompit le cours , Je demande encor plus que vous régniez toujours. Que la guerre s'enflamme et jamais ne finisse S'il faut , avec la paix , recevoir Polynice. * Qu'on ne vous vienne plus vanter un bien si doux ; La guerre et ses horreurs nous plaisent avec vous.
2 S'il faut , avec la paix , recevoir Polynice.
Racine a fait ici quelques changemens. On lisait dans les premières éditions :
« La paix est trop cruelle avecque Polynce :
>» Sa pre'sence aigrirait les charmes les plus doux ;
» Et la guerre, seigneur, nous plaît avecque vous.
» La rage d'un tyran est une affreuse guerre :
m Tout ce qui lui déplaît , il le porte par terre ;
» Du plus beau de leur sang il jprive les états ,
» Et ses moindres rigueurs sont d'horribles combats.
» Tout le peuple , etc. ». L. B.