PREFACE DE LA HARPE
Alexandre et César , les deux hommes les plus» extraordinaires par cette supériorité 4e caractère et de talons si heureusement rare , puisqu'elle est si facilement dangereuse , ne sont pas à beaucoup près les personnages les plus favorables à montrer sur la scène. Ce n'est pas seulement parce que leur nom élève si haut l'imagination du spectateur , que celle du poëte a peine à y atteindre ; c'est encore parce que leur élévation naturelle ou présumée les met trop au-dessus de ces passions qui sont les ressorts ordinaires de la tragédie. Les petitesses qui se mêlaient à leur grandeur ne sont pas dignes de la scène; et ils sont d'ailleurs si fort au-dessus des autres hommes, que la haine, la jalousie, la vengeance, semblait trop au-dessous d'eux. Ce n'est qu'au théâtre français qu'on pouvait imaginer d'allier avec ces noms-laies idées iFamour et de galanterie : l'un et L'autre répugnent également, et aux personnages, et aux mceOTS. S'il s'agit d'une passion violente , telle que h
Hat ine, 1. ,a
tragédie l'exige, on sait qu'ils n'étaient pas susceptibles de cette espèce d'amour ; et s'il s'agit de galanterie, la nôtre était fort étrangère à leurs mœurs.
La seule pièce où César joue un rôle qui ne soit pas hors de la tragédie , est celle de ^ oltaire, qui a opposé les intérêts de l'ambition aux sentimens de l'amour paternel , et ce combat n'ayant rien qui puisse dégrader César, le rôle est tragique. On s'ac orde depuis long-tems à condamner le César de Corneille, qui n'est, à peu de chose près, qu'un des galans de Cléopàtre. Il est tout simple que Racine , encore fort jeune, n'ait pas cru pouvoir faire mieux que de modeler son Alexandre sur le César de Corneille , et que tous deux jetés dans le moule romanesque , mis à la mode par l'esprit français , alors le très-humble disciple de la littérature espagnole et italienne, soient prodigieusement ridicules.
Voltaire, en cent endroits, o'est élevé contre ce travers, qui a été long-tems parmi nous une espèce de maladie endémique, dont il a contribué a nous guérir. J'en ai recherché ailleurs les causes, et les ai développées avec un détail qui convenait
à un ouvrage didactique. * 11 serait d'autant plus inutile d'y revenir ici , qu'après Y Alexandre , Racine n'est jamais retombé dans les fadeurs de romans. Il v aura bien encore quelques reproches a lui faire dans Bajazet et dans Mit/irida!e\ mais les fautes ne sont pas du même genre.
Elles sont ici portées aussi loin qu'il est passible , et s'il y a du progrès dans la versification , et même un progrès marqué , il n'y en a aucun dans l'art du théâtre. Le sujet est par lui-même fort peu de chose ; car l'événement d'un combat n'est pas le nœud d'une tragédie, et il ne s'agil de rien , si ce n'est de savoir qui d'Alexandre ou de Porus sera vainqueur. Ces intérêts de guerre ou de nation ne peuvent être dramatiques qu'autant qu'on sait les lier à une intrigue attachante , par les dangers et les passions des personnages. Ici aucun deux ne peut occuper le spectateur d'un intérêt soutenu : tous sont plus ou moins froids. Cl In plupart sont avilis d'une manière qui réunit le ridicule et Findécence. Qu'Alexandre et Porus soient jaloux de se mesurer l'un contre l'autre
* Le Cours de Littérature rlu h
(ce qui est le fond du sujet), il n'y a pas là de quoi soutenir seulement l'attention , à beaucoup près , pendant cinq actes , et ce que l'auteur y ajoute de son invention n'est propre qu'à dégoûter tout homme raisonnable. Alexandre aime une Cle'ofiie qui a été' sa prisonnière , et c'est pour elle, à ce qu'il assure, qu'il est venu conquérir les Indes. Cléofde est fort loin de le trouver mauvais. Tous deux sont parfaitement d'accord , et le spectateur peut dire : Je ne vois point d'obstacle a ce mariage la. D'un autre côté, Porus aime une Axiane, qui l'aime aussi de tout son cœur, et qui le lui dit de cent façons , plus claires les unes que les autres , en sorte que personne n'es-t tenté de craindre pour lui les rigueurs dont il se plaint, apparemment pour la forme, ni de s'inquiéter des prétentions de son rivai Taxile, que cette Axiane méprise souverainement et avec grande raison. Voilà pourtant, à une scène près, ce qui remplit cinq actes ; mais comment ? On ne le concevrait pas, si cent autres pièces du siècle passé , et quelques-unes même du nôtre , n'étaient à-peu-près du même caractère.
C'est un Ephestion qui vient de la part d'A-
lexandre faire auprès de Cleofile les fonctions d'un agent d'amour, assez inutilement ce me semble, car elle est de la meilleure volonté; c'est Alexandre loi-même qui, arrivant au cinquième acte, déjà vainqueur de Porus , est occupé de deux grandes affaires, de la sienne auprès de Cleofile, et de celle de son ami Taxile auprès d'Axiane ; et si Tune est trop aisée, l'autre , il faut l'avouer, est un peu trop difficile; car on sent bien que, tout Alexandre qu'il est, il ne peut disposer du cœur d'Axiane que luf-méme ne veut pas contraindre, et que jamais ni Axiane, ni aucune femme au monde, ne peut vouloir de ce Taxile, le plus plat et le plus misérable personnage qu'on puisse imaginer. 11 est tout aussi froidement amoureux quetousles autres; mais une singularité de cette pièce, c est que l'auteur .Vit fait un ami d'Alexandre de l'un des plus grands poltrons et des plus lâches coquins qui soient au monde. 11 vient proposer un défi à Porus, quand il le voit épuisé de la fatigue d'an long combat, et pouvant a peine se soutenir. C'est è présent, lui dit-il, (ju il faut me céder Axiane. Porus trouve encore assez de force pour se défaire d un pareil champion, et c'est à coup sûr le moindre de ses exploits.
'2~jO PRÉFACE
Une des broderies dignes de ce canevas , ce sont les picoteries réciproques des deux femmes, Cléofde et Axiane ; la première , sœur de Taxile , prétend bien par le crédit d'Alexandre son amant , forcer Axiane à préférer Taxile à Porus ; car tous ces gens là s'intriguent pour les amours d'autrui comme pour les leurs. 11 serait curieux de voir l'effet que produirait sur Sophocle une pareille pièce, qu'on lui donnerait pour une tragédie.
On juge bien qu'au milieu de tous ces -pourparlers amoureux , il n'y a pas l'ombre d'action. On ne sait , pendant deux actes entiers , ce qu'est devenu Porus, battu dans l'intervalle du second au cinquième acte, et dont le spectateur ne se met pas plus en peine qu'Alexandre , qui ne s'embarrasse uniquement que d'arranger son ami Taxile avec Axiane; et comme personne n'a rien à faire, personne aussi ne se met en peine de nous apprendre pourquoi l'on vient sur la scène ou pourquoi l'on en sort. Il y a plus : Axiane elle-même ne nous dit pas par quel hasard elle se trouve dans le camp de Taxile qu'elle déteste , au lieu d'être dans celui de Porus son amant : ce n'est sûrement pas par scrupule.
Au reste, on ne doit pas è Ire surpris du ton dont je parle de cet insipide ouvrage : ce n'est pas Racine que je juge ici ; c'est le goût de son siècle. Il n'y a rien ici de Racine , si ce n'est la diction quand elle est bonne, et l'on verra combien elle est encore défectueuse , et remplie de fautes de toute espèce, qu'on ne retrouve plus dans les pièces suivantes. Plus on aime Racine, et plus on est indigné que cet excellent esprit ait été jeté, pour ainsi dire , hors de lui-même , et forcé «le prendre le ton qu'on lui donnait , lui qui était fait pour le donner, et qui ne tarda pas a en faire preuve. Ce n'est qu'avec le mépris qu'on pouvait ici faire justice de cette scandaleuse folie, qui était bien la folie dominante, puisque l'ouvrage fut joué avec succès, et se soutint même au théâtre assez long-tems , quoique le commentateur n'en dise pas un mot.
Il n\ a point d'anecdote plus connue quele conseil que donna Corneille a l'auteur ft Alexandre . après l'avoir « nlendu, X employer le talent (pi il avait pour la versification h faire des comédies, plutôt que des tragédies çenrepour lequel il n était point ne. Ceux qui n ont mi dans le jeune poète a qui ce conseil
s'adressait, que l'homme devenu bientôt après le rival de Corneille, n'ont pas manque' de voir dans cet avis un amour-propre jaloux et alarmé: ils n'ont pas songe' qu'il n'était guère possible que le succès d1 Alexandre et le mérite de l'ouvrage fissent peur à l'auteur du Cid, La jalousie même qui devine tout, ne pouvait pas dans Y Alexandre deviner l'auteur à? Andromaque : il y a un demi-siècie entre ces deux ouvrages , et il ne fallait rien moins quAndromaçue pour inquiéter le grand Corneille. Ce n'est pas que Saint-Evremond ne vit alors plus loin que lui, par hasard peut-être plutôt que par sagacité de jugement : il écrivit que la vieillesse de Corneille ne l alarmait plus , et (ju il ne craignait plus de voir finir la tragédie avec lui. Saint-Evremond, qui avait plus d'esprit que de goût, fut prophète cette fois : on verra s'il méritait de l'être, quand j'aurai occasion, dans le cours de ce commentaire, de rapporter les étranges jugemens qu'il port , dans la suite sur les pièces de Piacine et de Corneille, et la manière dont il s'expliquait sur ces deux célèbres rivaux.
Quoique le tems ait pleinement confirmé la prédiction de Saint-Evremond et démenti l'avis de
DE LA BARPE. 2;'>
Corneille, on peut dire qu'à ne considérer que X Alexandre . l'un pre'sumait beaucoup, et l'autre pas assez. Le caractère de Porus ( h la galanterie près) était assez fortement conçu et colorié, pour que le jeune peintre qui Pavait tracé , ne fût pas déclaré incapable de tenir la palette tragique ; et tout le reste était trop mauvais pour qu'on aperçût de si loin le successeur de Corneille. Mais s'il est aisé de conjecturer ce qui porta si haut les espérances de l'un, il ne l'est pas autant de soupçonner ce qui rendit l'autre si prompt à désespérer. N.'iint-Evremond était frappé surtout du grand , et il y en avait dans le rôle de Porus ; mais en quoi tout le reste de la pièce pouvait-il déplaire si fort h Corneille, qui devait v reconnaître ce qu'il appelail Y amour héroïuue, et en général la plus inlele imitation du langage de ses héros amoui< ii\ , et même de ce genre de drame , fondé particulièrement sur l'admiration, et dont il était le vrai créateur ? Il ne devait pas, ce me semble, repousser de son école un élève qui en valait bien un autre ; et encore une fois, il ne pouvait jms alors roîr en rai l'homme qui ne pouvait être mu* l'élève de la nature, ;» Pécole de l'antiquité.
2y4 PRÉFACE
Cet ouvrage devait apparemment être l'occasion de bien des singularités , et confirmer le jugement de plus d'un homme célèbre. Comment pardonner même à l'amitié l'éloge à contre-sens queBoileau crut devoir consigner dans ses satires, pour une pièce que lui seul peut-être , à cette époque , était à portée de bien juger ?
Ce n'est qu'un glorieux qui ne dit rien de tendre. Les he'ros chez Quinault parlent bien autrement , Et jusqu'à jevo^s hais, tout s'y dit tendrement.
Est-ce bien Despréaux qui parle ainsi à\4lexandre? Certes, il est aussi tendre qne tout ce qu'il y avait alors de tendre au théâtre, si l'on excepte quelques scènes du Cid. Il est tendre précisément de cette tendresse dontBoileau veut en effet se moquer , en la faisant vanter par l'ignorance d'un plat campagnard ; et Racine est loué en cet endroit par le satirique, aussi mal-adroitement que Quinault y est censuré. Oui, sans doute, on peut dire tres-tendrement je cous hais , comme on peut dire très-froidement je cous aime : les exemples de l'un et de l'autre ne sont pas rares, et si le dernier est fort ridicule , le premier est fort intéressant. Cette sorte de contre-vérité est
DE LA HARPE. 2;a
une figure de sentiment, connue de tous les bons auteurs dramatiques , et vous la trouverez dans Terence et dans Molière, comme dans Racine et Quinault. jNIais Boileau était encore très-jeune quand il fit cette satire , comme Racine quand il donna son Alexandre; et cette excuse suffit à tous les deux.
Les notes sur le style seront ici plus multipliées
que dans la pièce précédente , non pas pourtant
jusqu'à relever toutes les fautes, à beaucoup près;
mais comme la diction est déjà bien plus pure
que celle des Frères ennemis , et la versification
plus soignée , il était à propos de remarquer les
fautes essentielles, les constructions vicieuses, les
termes impropres , les figures inexactes , etc. Les
faiblesses et les imperfections du style , encore
trop fréquentes ici pour être relevées , ne doivent
l'être que dans les chefs-d'œuvre , où ce sont
presque les seules fautes parmi la foule des
beautés.
Je ne rapporterai point ici ce que l'histoire dit de Porus; il faudrait copier tout le huitième livre de Quinte- Curce 5 et je m'engagerai moins encore
* On aurait b'en fait de ne pas tirer cette préface de 1 oubli auquel 1 auteur lui-même Pavait condamnée , et si on la retrouve ici, c'est qu'il ne nous est pas permis de retrancher aucune des pièces originales contenues dans l'édition dont nous donnons un nouveau commentaire. Cet empressement à rechercher , long-tcms après la mort des hommes célèbres, tout ce qui est sorti de leur plume, tient à une sorte de curiosité maligne, qui les averiit qu'Us ne sauraient faillir impunément. Cette préfa e rj spire toute la vanité d'un j< une homme content <!< lui , et tonte 1 humeur d an poète irrité contre ses censeurs: cest la seule où Racine ait pris ce ton , qui m esl pardonnable qu à son Age. Il v en a d autres où il repousse les attaques de ses détracteurs, mais avec la supériorité d un maître qui sent également sa force et leur impuissance , et qui na pas besoin de se louer, parce qu'il e>t ;ùr d avoir bien fiil , et que cette assurance même lui r u-1 la modestie nécessaire et ficile. S il entre Us , ce sont des leçons d< I art, et non
à faire une exacte apologie de tous les endroits qu'on a voulu combattre dans ma pièce. Je n'ai pas prétendu donner au public un ouvrage parfait ; je me fais trop justice pour avoir osé me flatter de cette espérance. Avec quelque succès qu'on ait représenté mon Alexandre 3 et quoique
pas des épanchemens d amour- propre. Voyez comme il s'exprime sur un de ses plus beaux ouvrages, qui pourtant n'avait pas ev d abord le succès qu'il méritait, sur Britannicus : « Il est arrivé de cette pièce ce qui arrivera » toujours des ouvrages qui auront quelque bonté ; les » critiques se sont évanouies ; la pièce est demeurée : et » si j'ai fait quelque chose de solide et qui mérite quel- » que louange , la plupart des connaisseurs demeurent » d'accord que c'est ce même Britannicus. »
C'est avec cette réserve et cette mesure qu il convenait de parler d'un ouvrage dont le rang était déjà fixé par la voix publique et par le tems. Mais un jeune homme qui se croit sûr de son fait, parce qu'il vient d être applaudi sur la scène, ne manque pas de vous dire avec une plénitude de satisfaction : « De quoi se plaignent ces
s critiques, si toutes mes scènes sont bien remplies
» si avec peu d incidens et peu dt matière j 'ai été assez » heureux pour faire une pièce qui attache de pu s le corn- » mencement jusqu'à la fin, etc. »
Voilà bien l'étourdit-sement d'un premier succès. Al-
les premières personnes de la terre et les Alexandres de notre siècle se soient hautement déclarés pour lui, je ne me laisse point éblouir par ces illustres approbations. Je veux croire qu'ils 1 ni voulu encourager un jeune homme, et m'exciter à faire encore mieux dans la suite 3 mais j'avoue
tendez que l'adolescent soit homme, et il sera le premier à s apercevoir que toutes ses scènes sont vides , bien loin d'être remplies , et que sa pièce , bien loin & attacher , est froide depuis le commencement jusqu'à la fin. Ses idées ne seront plus renfermées dans ce qu'il a fait : elles auront L'étendue de son art; et comme il a commencé par s'applaudir de peu de chose, ne voyant rien au-delà, il finira par être inquiet même sur ce qui est bien, lui seul pouvant imaginer le mieux. Ce même homme dont la conscience est si tranquille sur sou Alexandre , aura besoin de toute l'autorité de Despréaux pour être rassuré sur
Athi.
Excusons donc cette préface qui ressemble à presque toutes celles des mauvaises pièces, et plus encore dans notre siècle que dans le dernier: et souvenons-nous qu heureusement on n en trouve poiut du même genre au-devant de* chrfs-d'œuvre du théâtre.
H est ai>c, mai; il est beau pourtant D'ttie modeste, alors que l'on e>t çr;<i..l.
que, quelque défiance que j'eusse de moi-même, je n'ai pu m'empêclier de concevoir quelque opinion de ma tragédie, quand j'ai vu la peine que se sont donnée certaines gens pour la décrier : on ne fait point tant de brigues contre un ouvrage qu'on n'estime pas ; on se contente de ne plus le voir quand on l'a vu une fois , et on le laisse tomber de lui-même, sans daigner seulement contribuer à sa chute. Cependant j'ai eu le plaisir de voir plus de six fois de suite , à ma pièce , le visage de ces censeurs ; ils n'ont pas craint de s'exposer si souvent à entendre une chose qui leur déplaisait : ils ont prodigué libéralement leur tems et leurs peines pour la venir critiquer, sans compter les chagrins que leur ont peut-être coûtés les applaudissemens que leur présence n'a pas empêché le public de me donner.
Je ne représente point à ces critiques le goût de l'antiquité 5 je vois bien qu'ils le connaissent médiocrement. Mais de quoi se plaignent-ils , si toutes mes scènes sont bien remplies, si elles sont bien liées nécessairement les unes aux autres , si tous mes acteurs ne viennent point sur le théâtre que l'on ne sache la raison qui les y fait venir, et si, avec peu d'incidens et peu de matière, j'ai été assez heureux pour faire une pièce qui les a peut-
être attachés malgré eux depuis le commencement jusqu'à la fin? Mais ce qui me console, c'est de voir mes censeurs s'accorder si mal ensemble : les uns disent que Taxiie n'est point assez honnête homme 5 les autres, qu'il ne mérite point sa perte; les uns soutiennent qu'Alexandre n'est point assez amoureux: les autres., qu'il ne vient sur le théâtre que pour parler d'amour. Ainsi je n'ai pas besoin que mes amis se mettent en peine de me justifier: je n'ai qu'à renvoyer mes ennemis à mes ennemis : je me repose sur eux de la défense d'une pièce qu'ils attaquent , en si mauvaise intelligence , et avre des sentimens si opposés.