‹ Œuvres complètes de John HunterChapitre 24 sur 88 · DU MODE DE COMMUNICATION DE LA MALADIE VÉNÉRIENNE · texte numérisé non relu

DU MODE DE COMMUNICATION DE LA MALADIE VÉNÉRIENNE

Toutes les maladies contagieuses ont leur mode particulier de propagation; et la vie sociale s*acconipagne généralement d'un certain nombre d'usages qui exposent les hommes, dans un temps ou dans un autre, à contracter ces maladies, dont la propagation serait empêchée si les circonstances qui viennent d'être indiquées étaient évitées. La gale, par exemple, se communique généralement dans Facte de politesse qui consiste à donner la main ; aussi la main est-elle le plus souvent la partie qui est affectée la première. De même, comme Tinfection vénérienne est ordinairement contractée dans les relations sexuelles, ce sont les organes de la génération qui , en général , souffrent les premiers. Il résulte de cette circonstance que les malades ne soupçonnent pas la présence de la syphilis lorsque les symptômes de cette maladie se présentent dans toute autre partie, et qu'ils croient la voir dans toutes les affections de ces organes.

Dans les classes inférieures de la société, on est porté naturellement à voir la gale dans toute éruption qui apparaît entre les doigts, de même que les jeunes gens supposent une affection vénérienne dès que les organes génitaux sont malades; mais comme toute surface sécrétante, ainsi ji]u'il a été dit déjà, qu'elle soit recouverte ou non par un épiderme, peut être infectée par le poison vénérien lorsqu'il y est appliqué, il y a beaucoup d'autres parties qui sont susceptibles de contracter la maladie. Ainsi, on la voit apparaître à l'anus, dans la bouche, au nez, a^ux yeux, aux oreilles, et, comme on l'a dit, aux mamelons des nourrices qui donnent à teter à des enfants dont la bouche est le siège de l'infection parce que ces enfants ont reçu la maladie en traversant les parties génitales infectées de leurs mères (*).

{*) La qaestion d*iafection des nourrices p«r les enfants , el des enfants par les nourrices, est peut-être une des plus intéressantes de rhi«toirc de la propagation do la syphilis , et ceUe à laqueUe on est chaque jour appelé à répondre.

Comme Hnn'ter, je crois que les enfants ne pcnrent transmettre que Taccident primitif (le chancre), contracté soit en naissant , soit après la naissance. P. Ricoao.

DU VIRUS SYPBIUTIQUË. Ii86

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