DU TRAITEMENT DE LA GOUORRHÉE CHEZ LA FEMME
Chez la feinme, le traitement de la gonorrhée est à peu près le même que chez Thomme; mais chez elle, la maladie en elle-même est moins violente, et les symptômes secondaires ou sympathiques sont moins nombreux. Cette différence dépend de ce que le nombre des parties qui peuvent être affectées est moins considérable , et de ce que ces parties ont moins d'étendue ou ont moins de susceptibilité pour l'inflammation. Il résulte de là que le traitement est plus simple.
Quand la maladie n'occupe que le vagin , elle est facile à guérir. Le^ injections sont le meilleur moyen qu'on puisse employer; il peut être utile, après les injections, de frictionner l'intérieur du vagin, aussi haut que possible, avec l'onguent mercuriel (*), et de laver souvent les parties externes de la génération avec le liquide qui sert aux injections.
Lorsque l'inflammation a envahi l'urètre, les injections ne conviennent point autant, car il est presque impossible aux malades de pousser une injection dans ce canal.
Les injections qui ont été recommandées contre la gonorrhée chez les hommes , peuvent être employées ici également; mais on peut leur donner moitié plus de force , car les parties qui sont affectées chez la femme ne sont pas à beaucoup près aussi irritables que celles qui sont ordinairement le si^e de la maladie chez l'homme.
Si ce que j'ai dit de la gonorrhée chez la femme est exact, on voit qu'il doit être très-difQcile de dire avec quelque certitude à quelle, époque la malade est guérie. En effet, lorsque tous les symptômes ont disparu, le chirurgien et la malade sont naturellement portés à considérer la cure cbmnae complète; mais le commerce de la femme avec un homme sain peut prouver le contraire. Dans les cas où la maladie n'a point affecté l'urètre,' mais seulement le vagin, et surtout dans ceux où aucun symptôme n'a jamais été observé , il est encore plus difficile de fixer l'époque de la guérison. Le praticien doit se laisser guider par l'expérience générale.
Quand l'inflammation s'étend le long des canaux excréteurs des glandes, soit de celles qui occupent le vagin, soit de celles de l'urètre, ou qu'elle
{*) Je ii*fti pas pu déterminer jusqu'à qael point Pongnent mercuriel contribue à U guérison; Temploi de ce moyen est fondé plutôt sur Tanalogie que sur rexpérieoce.
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