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qu*aux évacuants, il y a plus de raisons de craindre qu^elle B*aît eu lieu, OQt ces médicaments n*ont aucunement la faculté de repousser le virus hors de l'économie.
Pour empêcher l'établissement d'une syphilis constitutionnelle par suite de l'absorption du pus vénérien , il soffit de prescrire un grain de mercure calciné chaque soir, ou soir et matin; mais il faut en continuer l'em- [dol en proportion de la durée de la maladie.
On ne peut jamais constater le succès de cette pratique dabs aucun cas particulier, parce qu'il est impossible de dire si le pus a été absorbé, excepté dans les cas où il se forme des bubons ; et toutes les fois qii'on reste incertain sur la réalité de Fabsorption virulente , il est impossible d'affirmer qu'une syphilis constitutionnelle se serait manifestée , si l'on nVait poiqt donné de mercure; car parmi les malades mêmes qui n'ont point pris de mercure, on en voit peu qui soient atteints de symptômes constitutionnels consécutivement à une gonorrbée. Quoi qu'il en soit , il est prudent de prescrire un traitement mercuriel , car on peut admettre avec raison qu'on préviendra souvent ainsi l'établissement d'une syphilis constitutionnelle, comme cela a lieu lorsqu'on l'administre à des malades affectés de chancfes ou de bubons qui sans ce traitement détermineraient certainement une infection générale, ainsi que J'expérience nous l'a appris (*).
(*) Les principes sur lesquels Hanter a établi le traitement de la gooorrhée, bieA que corrects en général, demandent cependant quelques rectifications. Sur quelques points, il paraît avoir été égaré par des opinions qui sont au moins très-douteuses.
Il est assez bien établi maintenant qu'un traitement mercuriel n'est ni indispensable, ni même utile dans la gonorrbée. L'emploi du mercure n'exerce aucune influence particulière sur la marcbe de la maladie, et cVst une erreur que de croire que l'usage en est nécessaire pour prévenir des symptômes constitutionnels. Cette pratique est également inutile lors même qu'il se fbrme de la suppuration dans les glandes do l'urètre ou dans celtes de l'aine, on une perte de substance sur les surfaces malade* pat qnelqae cause qne ce soit Du reste « l'emploi du mercure ne s'accompagne d'aneafl danger, à moins qu'on ne l'élève à une dose assez forte et qu'on ne l'administre aases longtemps pour qu'il amène une dépression notable de la tonioité générale , un état alcalin de l'urine, et une irritabilité universelle de l'économie.
D'après l'opinion que le pus, de quelque nature qu'il soit, ne peut exercer aucune influence sur la partie qui le sécrète (p. 199), Hunter n'accorde aucune importance à l'écoulement de la gonorrliéc,et conclut qu'en aucun cas l'inflammatiou n'est augmentée par la stimulation de cette sécrétion de pus, ni diminuée par sa cessation. Cette doctrine ne paraît pas s'accorder entièrement avec les résultats de l'expérience. Il est difttoUe de se rendre compte de l'effet qne produisent les astringents , au débnt de la«ialadie, autrement qu'en supposant qu'ils délirrent l'nrètre de la stimulation du Tims en s'oppesant à la sécrétien du pus, et qu'ils enlèvent ainsi la canse même de l'inflammation. En outre, la distinction entre la gonorrbée virulente et les simples écoulements purulents qui ne dérivent point d'une infection vénérienne, doit être appuyée moins sur la violence des symptômes que sur leur ténacité. L'urètre est sonvent le siège d'une inflammation aussi violente que celle de la gonorrbée, dans des cas où on ne peut admettre aucune infection. L'écoulement peut être aussi abondant» •t parfaitement semblable p'our U couleur et pour TaspecC. Mais dan6 ces cas, les
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tjmplAmeê iaflamitiatôifes s'éteignent spontanépieiit en pea de jonrs, et récoulement dimiDne en même temps qu'eux, tandis que, sous Vinfluence de circon stances semblables , l'inflammation et Téconlement de la gonorrfaée persistent pendant des semaines et même pendant des mois, sans diminution apparente. D'où vient cette différence, si ce n*est qne dans les cas d'inflammation simple la cause est temporaire , et que par conséquent l'inflammation qu*elle a excitée ne tarde pointa s'épuiser d'elle-même » tandis que dans la gonorrhée il s'engendre un poison, qui agit comme stimulas per* , pétael et renouTcUe constamment l'excitation qui prunitivement a donné naissance ittx symptômes morbides ?
Qn se Toit pas pourquoi le traitement de la gonorrhée différerait de celui des antres Inflammations de l'urètre. Mais on d^t se rappeler que l'inflammation dei membranes muqueuses en général, et en particulier celle de la membrane de Schneider H celle de la membrane Interne delà vessie, ne demandent pas qu'on réduise beaucoup les forces du malade et ne sont point amendées par cet affaiblissement ; et qu'il arrive souvent, si la constitution devient irritable par suite d*un tel affaiblissement, que c«i inflammations s'^aggravcnt et se montrent très-rebelles. Cette remarque, qui s'appUqae aux inflammations de toutes les membranes muqueuses en général, acquiert surtout tin bant degré d'importance dans les cas' d'inflammation de la vessie et de l'urètre t peut'être parce que les moyens déplétifs ont pour effet de modifier les propriétés de l*arine et de la rendre alcaline et irritante.
Ia durée et la violence de la gonorrhée dépendent beaucoup de la partie de Turètre où elle a son siège. On obserre de grandes différences sous ce rapport. Dans 1» plupart des cas, l'inflammation est limitée au voisinage du gland; mais souvent elle envahit aussi la portion membraneuse, ainsi qu'on peut s'en assurer non-seulement pendant la vie par les symptômes , mais encore après la mort par la dissectipn. Lorsque la maladie est bornée aux trois derniers pouces du canal de l'urètre, il est trètrare qu'elle soit longue ou intense; lorsqu'elle s'étend au bulbe et aux parties environnantes, les symptômes sont très -opiniâtres et très-pénibles. A quelques rares exceptions près, la maladie commence au niveau du gland ; lorsqu'elle affecte la portion membraneuse, c'est par suite de l'extension graduelle de l'inflammation, qui se pt«page le long du canal de f urètre. Cette extension n'a guère lieu que lorsque U maladie existe au moins depuis quinae jours, et si la guérison peut être obtenue daaa cet espace de temps, elle est éritée presque certainement
Les véritables principes qui doivent servir de base an traitement découlent natorellement des considérations qui précèdent.
Si le médecin est consulté au début de la maladie, lorsque récoulement tient à peine de se manifester et est encore très-peu abondant, avant que Toriflce de Turitre se soit' tuméfié et que le canal soit devenu sensible au stimulus de l'urine, la maladie peut, dans beaucoup de cas, être entièrement arrêtée par des injections astringentes ou par des médicaments internes qui ont la propriété d*agir comme astringents sur lé eanal de l'urètre, tels que le baume de copahu ou le poivre cnbèbe. Mais on ne peut obtenir un tel résultat que lorsque les symptômes inflammatoires ont à peine commencé à se manifester et sont encore au moindre degré possible d'intensité. Souvent il est trop tard nu bout de vingt-quatre heures, et presque toujours après quarante-huit heures de durée. Quand il existe une inflammation vive, on peut rarement opérer la suspension complète de l'écoulement, et quand on y parvient, ce n'est presque jamais d'une manière permanente. L'écoulement peut être diminué considérablement, mais cette diminution aggrave l'Inflammation plutôt qu'elle ne l'atténue, car elle amoindrit nue sécrétion qui a pour effet de dégorger les vaisseaux distendus , et l'inflammation , qui persiste , reproduit inévitablement en peu de temps récoulement ayec autant d*abo&dance' qa^anporaYaut, Il est à remarquer que poor qae ce
aeo DE LA GONORRHÉE.
tnode de traîtement rcosftÎMe, il est nécessaire que réconlement toît nipprîmc entieremrnt. S'il on reste une seule goutte , elle fera renaître rioflaïuiuation et la maladie suivra sa marche ordinaire.
Lorsque la maladie est dans des conditions telles, que ce mode de traitement n'offre aucune chance de succès, il esl nécessaire de Ini laisser soirre sa marche naturelle. Il arrive une époque où le caual s*accoutume à Timprcssiou du virus, et alors l'inflamniation se dissipe spoutanément. £n même temps, le chirurgien doit s'efforcer d'en atténuer la violence en écartant tons les stimulants qu'il est possible d'éviter. Les principaux stimulants sont l'urine et la matière de l'écoulement. Il faut adoucir l'urine en neutralisant son acidité et en la délayant considérablement. Il faut modérer l'écoulement par des médicaments astringents administrés à dose suffisante pour mettre nu ^égcr obstacle à l'accroissement de la sécrétion sans déterminer aucune diminution immédiate on notable dans son abondance. Tout ce qui réagit sur les parties affectées doit être évité. Le régime doit être léger et même peu abondant. Le malade ne doit prendre aucun exercice violent. Mais on ne trouve aucun avantage dans une abstinence rigide et daus un repos absolu, et dans les privations capables d'affecter la santé générale on d'abaisser d'une manière notable le ton de l'économie.
Toutefois, si l'inflammation s'étend aux parties qui environnent l'nrctre, ou si elle dépasse la distance spécifique, suivant l'expression de Hunter, ces principes ne sont pas toujours applicables. Lorsqu'il y a de la douleur et du gonflement au périnée, lorsque le col de la vessie est cuflammé , la position horixontale et le régime le plus modéré peuvent être nécessaires. Cependant, même alors, la saignée locale est préférable à la saignée géuérale, et il ne faut i>as que l'alimentation soit réduite beaucoup au-dessous de ce qu'elle est habituellcmeut dans l'étal de santé.
Quand les symptômes inflammatoires ont presque entièrement dispam, que Tardcvr dc' l'urine et la cordée n'existent plus, que Torifice de l'urètre a perdu sa rougeur et sa turgescence, et qne l'écoulement est devenu moins abondant et moins purulent, les astringents peuvent être de nouveau administres largement, et, généralement, ils achèvent la cure. G. G. B.
Qu'il me soit permis ici de donner les résultats de mon expérience personnelle, d'après des relevés que j'ai fait faire, soit dans mon hôpital, soit dans ma pratique privée, i>ar M. Léon Rattier.
La blennorrhagic est une maladie primitivement et presque toujours définitivement locale.
Des accidents ou des complications se développent quelquefois dans des parties voiaines, par couttunité ou contiguïté de tissus; mais les effets sympathiques à distance sont beaucoup plus rares.
Le nombre et la gravité des accidents sont, non-seulement en raison de l'intensité de la maladie première, mais encore en raison de b» durée. La blennorrliagie n'atteint pas de suite sa plus grande violence; ell<^ n'a pas uon plus de phases régulières à parcourir, ni un temps de durée limité. Malgré les idées contraires de Hunter, nous sommes trop éloigné du stahlismc pur pour croire, comme on le fait vulgairement, à la nécessité de la suppuration , et au besoin de lais^r aller l'écoulement. L'abondance de la suupurution est en raison du degré de Tinflammation, et non la cause qui fait diminuer celle-ci. Les prétendue dangers de In répercussion des écouleraeuts oc de leur guérisou rapide sont chimériques, et l'on p^ut établir la proposition contraire, qui veut que plus vite on guérit et plus tôt aussi on se met à l'abri des accident*. Il résulte de CCS propositions que le traitcroeat de la blennorrhagic doit tendre à empêcher son développement, à diminuer Tiutcusite de ses symptômes quand on n'a pas pu l'arrêter an début, et enfiu, dans tous les cas, a en abréger la durée autant qu'il est possible. Il faut donc diviser le traitement çn abortif, en palliatif et co curatif.
Les ag«iito de b nétbode abortive sont ou directs ou indirects. On pent les employer iiolésient on à Im ibis.
Tint <^*U n*y a pas encore de signes de TÎve iuflammatiun an premier, an second , an troisième, an quatrième jonr, on même pins tard, j'emploie les iojections de solntion "de nitrate d'argent, on ce sel à Fëtat solide, en faisant prendre concnrremment à l'intérienr le cnbèbe on le copahn. S*il existe déjà nn pen trop d'inflammation et de donlenr, ou que ces conditions se manifestent sous Tinfluence des injections, il faut rf • noncer à ccUes-ci, tout en continuant les moyens internes, aides du reste dn régime et d'autres moyens que nous allons signaler.
Dès que l'état inflammatoire est franchement établi, la médication abortive n*est plus applicable, car elle pourrait plutôt nuire que servir.
Alors doit être employé le traitement ^/(ùKc/* de la période aiguë, qu'on pent ainsi résumer :
Repos général de findiridu, mais, par-dessus tout, repos local de la partie malade; usage d'un suspensoir pendant la msrdie et la station droite; régime sérère, en rapport toutefois avec les forces de l'indÎTidu et l'intensité du mal; ériter les excitants do tons genres, et plus particulièrement les liqueurs, la bière, les asperges, etc. ; boissons rafraîchissantes abondantes, au goût du malade.
Liberté du ventre à l'aide de lavements on de légers purgatifs; bains entiers tièdes et prolongés, en tenant compte toutefois, de leurs effets, quelques malades ne s*en trouvant pas bien; bains locaux comme soin de propreté, on comme sédatifs, en évitant encore qu'ils ne congestionnent ou ne favorisent ToMlème; lotions, injections, fomentations, cataplasmes, en suivant les mêmes règles.
Évacuations sanguines locales quand la maladie existe sans réactions gén4rales, sai- ^ gnée du bras dans les conditions opposées. Dans le premier cas, en donnant la préférence aux sangsues, on doit mettre celles-ci aussi près que possible de l'endroit malade, en évitant, en cas de complication de chancres, les points déclires que pourrait atteindre le pus, et les régions on le tissn cellulaire trop lâche favorise l'cedème et expose à de graves accidents d'inflammation érysipélatense et mémo de gangrène, comme on l'a vn pour les bourses, la verge, les paupières, etc.
Lorsque Tétat aign cède, ce qui est indiqué par la diminution on la cessation complète de la douleur en urinant, bien plus encore que par l'absence de celle-ci dans les érections, qui, copune l'observe avec raison Hunter, penvent faire encore longtemps souffrir après la cessation de tout écoulement, il ne faut plus insister autant snr la médication antiphlogistiqne, qui, loin do guérir dans la plupart des cas, comme on l'a avancé, tend au contraire à faire passer la maladie à l'état chronique indéfiniv
On doit aussitôt abandonner l'usage des bains généraux, qui non-seulement alors pourraient entretenir la maladie, mais qui même la font revenir, quand on les reprend trop tôt après b gnérison.
Le régime doit être rendu graduellement pins tonique, tandis qu'on va prestrrire les antiblennorrhagiques proprement dits. Ici, comme dans la méthode abortive, deux ordres de médicatious se présentent : moyens directs, moyens indirects.
x« Moyens directs, La médication directe, on locale, doit être mise en première ligne. Les indications qu'elle doit remplir sont: d'isoler les muqueuses malades, en les empêchant de se toucher entre elles; de s'opposer au séjour ou' à la stagnation des sécréUons morbides, et de Urir l'écoulement.
La première indication n*est pas facile à remplir dans la blennorrhagie urétrale, bien que je l'aie tentée avec snccès dans nne foule de cas, comme je le dirai plus tard. Quant aux antres conditions de la médication directe, on y satisfait surtout par l'usage des injections.
Sans chercher ou rejeter d*nno mamcre absolue on spécifique dans les injections, il
im DE LA GOJfOERHÉS.
«tt Un oiTteia que, ptmi Us médicaments qu'on emploie mMi «•Ut fora«| il tA est qui donnent plus souvent que d*satres d'heorenx résoltats. Sons o« rapport» il fant inattre an premiere ligne le nitrate d'argent » qni a une action û remarqnaUe dans le ti^aitement de la plupart des intammations des muqueuses.
La formule à laquelle je donne la préDérenee, et qui est celle dont on doit se servir dans le traitement abortif , est la même qu*a proposée le professenr Sema, de Mont*
pellimr:
IVttrate d^argent cristallisé ,.,. a grains.
Eau distillée. . .* 8 onc^
Les injections à Taide de ce liquide doivent être faites avec une seringue en Terre, dont la canule se termine par un bout d'ivoire fleuble, ainsi que j'en ai £ût fabriquer par M. Charrier e.
Il faut que les iojections soient froides, et qu'on ne les empêche pts de parcourir tonte la longueur du canal, ain qu'elles puissent atteindre dans tous les cas les régions
Le nombre journalier des injections doit être limité : six par jour suHsent ordinairement, sans fatiguer le canal. Si après un jour on deux récoulement augmente, et que iurtentil devienne un peu sanguinolent, on les suspend. Alors la sécrétion morbide ne tarde pas à diminuer pour se tarir ensuite, ou tout au moins à revenir au taux on die était d'abord. Dans le premier cas, les injectioas ne sont plus utiles; dans le second, il faut y revenir. Quelquefois cependant, à la dose indiquée, le nitrate d'argent a peu d'effet sur la marche de la maladie; alors, il faat augmenter graduellement cette dose jusqu'à production d'un des résultats signalés.
£n donnant la préférence aux injections de nitrate d'argent, il ne fint cependant pas exclure les autres de la pratique ; on pourrait peut-être en formuler ainsi l'emploi :
Injections avec l'acétate de plomb, qu.ind le nitrate d'argent irrite sans béaéliee; avec le aine, quand les dernières restent sans effets; avec le vin, lorsqu'il existe dn veUcbement et de IVitonie; laudanisées, quand on a besoin d^un astringent sédatif; enfin avec le sublimé, l'iode, l'iodure de fer, les caustiques même, quand il £iut obtenir, comme nous le verrons plus tard, une modification ou iiertorbatioa plus profonde, etc.
• On a reproché aux injections : i** d'exposer les malades à des attouchements répétés et dangereux ^ Cette objection est ridicule.
a* On les a accusées de pOusser la matière contagieuse plur profondément et de prolonger la maladie. Cet effet n'est rien moins que prouvé.
3** Ou a pensé qu'elles donnaient souvent lien à l'inflammation du col de la veasie et aux engorgements des épididymes. Mal administrées, et à des degrés de concentration on avec des substances non convenables, elles peuvent produire ces effets; mais, dans ees cas, la faute n'est pas au remède, il faut l'imputer à ceux qui l'ont mal appliqué.
4° Enfin l'objection la plus terrible, la plus opiniâtre, est celle qui vent que les injections soient la cause la plus fréquente des rétrécissements de l'urètre.
On peut, en opposition avec les idées qu^on tend à propager à ce sujet, dire que non-seulement les injections ne déterminent pas dans tous les cas des coarctations, mais qn'au contraire elles les prériennent quand elles font cesser une blennorriiagie promptcmcnt, et que même, dans certaines circonstances d'hypertrophies molles de l'urètre , elles peuvent guérir les rétrécissements qui en dépendent.
Les individos qui ont des rétrécissements après avoir fait des injections, sont ceux ches lesquels récoulement n'a pas été guéri, et a entraîné, par sa persistance, l'altération des tissus, comme cela arrive dans toutes les inflammations qni durent trop longtemps.
J)Ë LA OONOBEUÉB.
Su MouM» 1m BMUi^tk rtanltats dtt ioj^ctMnM tieiyt 4 mioûtratioii, on à «a détint d'actioa.
u? Moyens tHdirêet»» On doit y wte&mnw dit q«*oa conuMBCt Tetaft d«t injacU— ; Pans i|B«lqB0S cas mena, laiwquê Taritre att aaaora trop «iprawk»— abla» am. qn^ »*irril9 «oas TuiAiiaBoa da eaUaa^, il fa«t lea aaiployar aavla da prise aliord» on après coop.
Oa peat las vaagar, d*apvès lear plos «a nMias d'affinaoîlét daas IVndra salvaat i eo» p«ha, cabcbe, térébeotlûnas, pnrgatifi, diaretiqaas^astEiBgaats, toaiqaas, ioda, r4» Talsilieatanés, ete.
Le copahn, auquel Hooter semble n^acoorder qoe la proprUté de dimiaoerla sécrétiim morbida saas avoir d'iaiapaoa biea nawqaeo sar l'iaiaauDattim ^ la prodait, a «apeadant an a£fet tal» lorsqall aac biea employé, qa'oa est tone, ttidgré les piéiaa tioos de M. Joordan, de loi accorder one sorte de propriété spéeiâqaa aotibleoaorrhagiqaa, \
h9 aopaha agit sor l'eetomae, les iatestias, les voies ariaaires, la peaa, et, data qoelqnes cas rares, sor les centres nerreox.
8a» l'estomac, il exeite des aaasées , des rappmis, des Tonltnritions et des Toanssements par intolérance, oo bien il détermine des irritations fraaebes al de vérittbleo inflammatiaas. Ces différents effets sor l'estomèe sont en para perte tt aaas résahau craratift poar la bleanorrbagie.
Baas la eaaal intestinal, il peotparger simplameat, deaner qadqaelois lien à de la constipation, on exciter aossi HnflamotatJon à différents degrés. C^Bst toutefois daas aetta région des voies digestives qoe TaetioB du copalia est elBcace. Gbea quelques malades, ses boas effets sont en raison directe des évaenatioos alviaes qa*il excite,tandis que chez d'autres on observe les résultats opposés. Ces difiéreates coéditions àm snoeés ne peuvent être déterminées que à fosteriùri.
Mais l'action la plus puissante du copaha a lieu surtout lorsqu'il est admis à traverser las voies arinaires, ce qui n'arrive que dans les cas où le canal intestinal a pu le tolérer. Cette action se manifeste par un peu d'augmentation dans la sécrétion de l'asina, dont l'odeur obange en se combinant à celle du remède 9 par aae excîtatioa quelqaefois asses vive du eol de la vessie , qui entraîne de plus fréqaeats besoins d'ntilier, et enfin par nue cbalaar ordinaireoieut accrue dans 1* urètre peadant l'émiaaioB. Cest vraiment ici qu'on reconnaît l'action presque spécifique da béaaM de copaha, et cela est tellement vrai , qu'on peut dire qu'il est aussi puissant contre la bleanorrhagia arétrale des deox sexes , qu'il est nul pour les antres variétés de cette afiWitioo.
Le eopahu détermine souvent dans les temps A-oids et humides, au printemps, en au» tomnc, des éruptions cutanées, qui se rapi>ortent, par ordre de fréquence, à la roséole, è Pnrtieaire, ou à de simples érythèmes. Ces éroptions ont surtout lieo lorsque les voies digestives sont en mauvais état Elles i^aeeompagnent ordinairement de vives déman» geaiaons et durent rarement au delà du premier septénaire, lorsque, reconnaissant la cause k laquelle elles sont dues, on fait cesser celle-ci. Non-seulement cette action du eopalm sur la peau, qui tourmente plus ou moins les malades, est sans bénéfice dans la traitement de la blennorrhagie, mais encore il n'est pas rare de voir des malades ches lesquels ^écoulement, d'abord tari, reparaît dès qu'une éruption cutanée vient à se manifester. D'après ces observations pratiques , qu'on peut répéter tous les jours, U faudra bien se garder d'adopter l'opinion récemment professée dans le dictionnaire de méde^ ctne et de chirurgie pratiques, qui veut que Tactiou'do remède sur la peau ne soit pas aae ooatre-indioation à son emploi.
De tous les effets du copabn, le plus rare est, sans contredit, celai qui a lieu sur les centres nerveux. J'ai cependant eu occasion de voir des malades chet lesquels ce médicament, administré à des doses trop fortes, ou d*one maftière intempestive, avait pro*
264 DE LA GONOBRHÉE.
doit àf ijmptàa^» ilânnaats d« ccmgeatkm et d*exoilAtkNi de la noelle ëplaière et dv cerreau. Chex une femme, il donna lien à nne liémiplégie passagère^ qui dispanK auMÎtôt qa'ane Tire éruption rnbéoliqne le manifesta; tandis qne cbes vne antre, son emploi fut saÎTi de violentes conmlsions , dont la crise fut encore un exanthème aigu. On a appliqué le copabu sur les parties malades : en pansements, en injeelions, en suppositoires. On le fait prendre par Pcstonuc ou par le rectum.
L*emp]oi direct jest nul ou nuisible. Sou meilleur mode d*admii|pstratioa est par l'estomac : il est dix fois plus puissant par cotte voie que par le rectum, et ce n*est que dans les cas où l'estomac ne peut le tolérer quUl faut le faire prendre par le gros iuiestin.
Plus le copaltn est pur et sans mâange, mieux il agit. Tontes les préparations pharmacentiqnes qui tendante le solidifier, à lui 6ter son godt et son odeur, nuisent sou* ▼eut i son efficacité.
On peut le faire tolérer par Testomae en Tassodaut aux antispasmodiques , aux opiacés , aux toniques, etc. Les boissons gazeuses réussissent trés4ûen dans ce sens s la limonade, Teau dcSelts.
La formq capsulaire sons laquelle on Fadmiaistre aujourd'hui a eoastitaé au rérilalde progrès en pharmacie.
Lorsque le eopaliu purge trop, sans bénéfice, il faut Tassocier aux opiacés et aux astringents , tandis qu*on doit Faider de substances purgatites dans les conditions op» posées. Cest ainsi encore que, lorsque son action n*est pas asses prononcée aur les ▼oies urinaires, il faut lui donner les diurétiques pour adjuvants.
Par le rectum, c*est en quarts de laTcment, ou sous forme de suppositoire qu*ou le fût prendre. Quelques personnes conserrent mieux des capsules introduites dans Tintcstiu au-dessus des sphincters.
Ce n est pas en commençant par de petites doses qu'on obtient les meilleurs effets. On peut en donner de deux à trois gros par jour et jusqu'à plus d'une once, selon les susceptibilités individuelles. Quand le copahu a produit son eflCit, il ne faut pas en suspendre l'emploi brusquement : on doit aller par doses décroissantes. . Après le copaliu, et peut-être sur la même ligue, on doit placer le cubèbe comme antibleonorrliagique. Ce dernier médieament est moins nauséabond que le premier, mais il est plus irritant, oonune aussi il détermine plus souvent la constipation que la diarrhée. Il conununique bien moins d'odeur à Turine, et son action sur la peau est in-* finiment plus rare.
Plus facile à obtenir pur dans le coaunerce, et d'un prii moins élevé, il mérite le plus souvent la préférence, en tenant compte de quelques-unes des propriétés que nous venons de signaler, et qui trouvent fréquemment leur application.
La dose est de six gros à uoe ou deux onces même par jour. On peut, comme le copahu, auquel on l'unit souTCOt, le faire prendre sous bien des formes pharmaccnti* ques; la plus simple est la pondre, la plus agréable et la plus conimode est celle de capsules.
Les térébenthines , celles de Venise en particulier, sont bien moms puissantes, quoi qu'on en ait dit dans ces derniers temps. Les purgatifs ne servent tout an plus qu'à remplir certaines indications, ainsi que les diurétiques, sur lesquels on ne compte plus autant que le fîiisaient Tode et ceux qui Vont suivi. Quant aux astringents, aux toniques, à l'iode, que MM. Bichond et Heury avaieut tant recommandé, comme aussi les révulsifs cutanés, vekicatoires, bains froids, baips de vapeurs, etc., il ne faut véritablement les i:on»idérer que comme des moyens purement accessoires et d'une bien moindre efficacité.
Hunter ne disant rien du traitement de la balanite» ou blcnnorrhagic externe, qu'il ne soit permis d'en dire un mot. .
DE LA 60N0RRHÉE. 365
Le ncilleiif tmlaoMat et eecta Ibnne d« U Map^oi ■ bagia cptirte dast la eantéri- •atkw soperfiddle «las parties salade* à Faide du nitrate d*argear solide, qii*on passe rapidement snr les snrfiieea de nuiniÀre à les blancfair, et sans donner le temps au canstiqae de les pénétrer en profondeur. Cela fait , si le gland peut être mis à déoouTert, Ml place entre Ini et le prépuce un linge sec à demeure» qu'on renonreUe deux lais par jour. Lorsque Ubalanite existe sans érosions, de simples lotions d*eau blancfae et rinterposition du linge sec saIBsent. Qua^d il y a on phimosis pins on moins prononcé, la cautérisation en passant la pierre infernale entre le gland et son êareloppe, pour faire ensuite des injections arec Peau de Goulard, donne les plus heureux résultats. Lii o& les antres médications émollientes, antiphlogistiques, et celles réputées spécifiques, échouent on prolcmgent le*mal, on obtient les plus rapides guérisons. Le plus on moins d'inflammation n*est pas une contre-indication, et ce n'est que dans les cas oà nnflammation est excessive, que des éracuations sanguines pcoTcnt être ajoutées an trat« tement, comme an^si ce n'est que dans les cas de menace de gangrène qu'on opère le phimosis aigu qni pent compliquer la balanite.
Cbex la femme, la blennorrliagie vnlraire est la plus fidle à guérir. Elle cède aux mêmes mojens que la balanite. Pour celle qui affecte le Tagin, l'eut aigu réclame les antiphlogistiques, l'usage surtout des injections émollientes et sédatives. Mais aussitôt que celui-ci cède, ou quand l'état chronique le précède on le suit, le moyen qui m'a donné les plus heureux résultats, que j'ai le premier préconisé et dans lequel j'ai depuis été imité, c'est l'emploi du nitrate d'argent, soit solide, soit liquide. Dans le premier cas, on met les parties à découTcrt à l'aide de mon speculum brisé, et, en oommenrant par les régions profondes, on passe le nitrate d'argent sur toute l'étendue des parois raginales en retirant l'instrument pour sortir. A la suite de ces cautérisations, on tient le Tagin écarté par de la charpie sèche qui en isole les parois, comme dans le traitement de la balanite. Ces cautérisations sont suivies, le jour d'après, d'injections résolutives, on astringentes, répétées trois on quatre fois par jour. L'application du nitrate d'argent solide réussit surtout lorsque les follicules muqueux sont pi as fortement affectés , dans la forme que j'ai désignée sous le nom^de ptorèljrtrie, U faut U répéter à trois ou quatre jours d'intervalle, 'si la maladie reste dans le stat» quo, ou rahandonner, si le flux s'aggrave ou se tarit Dans les autres cas , il suffit dinjections faites, deux ou trois fois par jour, avec une solution de nitrate d'argent cristallisé, d'un demi-grain à un grain par once d'eau distillée.
Dans tousjes cas on les injections sont indiquées, l'action du liquide qui constitue celles-ci est bien plus .efficace, lorsqu'il est maintenu en contact avec les tissus malades, à l'aide de tampons qui en sont imbibés. Du reste, on réussit souvent par l'usage de la charpie sèche seule introduite dans le vagin pour en isoler les parois.
Qnand la maladie a gagné l'utérus, les moyens que nous venons d'indiquer peuvent encore «gir par continuité on contiguïté de tissus; ma», il faut le dire, le plus souvent ils restent impuissants. Alors encore, on peut espérer beaucoup de la caolérisation du col et de celle de sa cavité, à l'aide d'un crayon de nitrate d'argent qu'on y introduit avec toute la prudence nécessaire. On fait de la même manière des injections, avec la solution de ce sel, aux doses que je viens de signaler.
Le nitrate d'argent employé convenablement dans ces cas, nt produit pas plus d'ancîdenu qu'aucune autre méthode, et c'est faute d'avoir lu, vn on compris, qu'on a pn le bUmer.
Enfin la blennorrhagie urétrale de la femme rentre, pour le traitement, dans ce que J'ai dit de celle de l'homme» et, pour elle, le copahu et le cobèbe retrouvent leur efficacité.
Je n'ajouterai que peu de mots à ce que dit Bnnter du traitement constitutionnel de la Uenoorrhagie, relativemfiit an mercure. On peut dire qu'il est presque toojours nu-
fUi|«MD|tl«féf6»iii miiimû»m féafaale, «t à ploi forlt tdtM m Wff^ietaiomêlo* Mies. Let rfgm»»^»yAwiMWff 40 M. Iitgneta ne soat pa» raiioiiB«la ^tt on ae doit noomtir k ce MM-e d» fonède que larsque d'aatnt iadicatioBS se préseateat, telles que la coesialaace d'as dMaere indaré» poar aiotivcr aa traitaaieat géoétal » aa eeUe d'aa eagoif^ a«iil pwsîatuM, eoatre lefael OB peat tppli^a^r directeawt if oMiware eoanae fioadaat.
P. BiCOBD.
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