QUATRIÈME PARTIE- CHAPITRE t
JTai fait oonnattFe Josqii'ici les dku du poison syphilitique lorsqu'il est appliqué sur une surface sécrétante et dépourvue d*épiderme , le but que se propose la nature en produisant ces effets, et enfin les conséquences tant réelles que supposées de ces effets. Je vais maintenant décrire les phénomènes morbides auxquels il donne naissance lorsqu'il est appliqué sur une surface recouverte par Tépiderme , comme les téguments communs, et l'on verra que ces phénomènes mqrbides sont très-différents de ceux que j'ai décrits précédemment. Je dois ici faire remarquer que la vergé, qui est le siège ordinaire du chancre, est, comme toutes les parties du corps, susceptible d'affections ulcératives , et même , à raison de certaines circonstances, y est plus sujette que les autres parties. En effet , il sufiQt dans beaucoup de cas que les soins de propreté soient négligés pour qu'il s'y forme des excoriations ou ulcères superficiels. En outre, à l'exemple de presque toutes les autres parties quand elles ont été lésées, cet organe, lorsqu^l a été une fois affecté de la maladie vénérienne , a beaucoup de tendance à s'ulcérer de nouveau. Il faut donc examiner avec beaucoup d'attention les ulcérations qui ont leur siège dans cette partie, puisqu'elle n'est point exempte des maladies communes au reste du corps , et que Ton est porté à considérer comme vénériennes toutes les maladies qu'on y observe.
Les ulcères vénériens ont ordinairement un caractère qui cependant ne leur est pas entièrement particulier, car plusieurs plaies qui n'ont aucune disposition à se guérir, ce qui a lieu pour le chancre, ont aussi le même caractère : le chancre a communément une base épaissie, et bien que quelquefois l'inflammation commune s'étende beaucoup au delà, cependant l'inflammation spécifique est limitée à cette base. Les ulcères consécutifs sont, en général., faciles à distinguer des ulcères primitifs ou ulcères vénériens que je décrirai ci-après.
C'est une loi invariable que lorsqu'une partie d'un corps vivant est irritée jusqu'à un certain degré , elle s'enflamme et forme du pus qui a pour objet de repousser la cause de l'irritation. Ce travail s'accomplit avec facilité quand l'irritation s'exerce sur une surface dont la condition