‹ Œuvres complètes de L. SterneChapitre 37 sur 92 · ARTICLE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ARTICLE TROISIÈME

A datçr du jo^oment où mposieur sera dans son Ut ^ le feu cpuvert ^ la chandelle éteinte ^ il est expressément rec^uis^ et stipulé <^e la part de madame ^ que monsieur pq dim pd$ nn seul mot pendant toute 1$^ nuit^

Accordé. Toutefois 90u$ la réserve suivante : les prieras et oraisons que pourra f;iire mon-^sieur ^ ne seront en aucun, cms réput^^ nn« io^ fraction au traité.

11 n'y avait dans nos conventions mntuellos d'autre omission un peu inarquaate quâ ceUe concernant le^ moyens préabUe^ d'exécution ^\ et la manière dont monsieur et madumo ^^

raient tenus de se déshabiller pour se mçttre; au lit. Il n y avait bien certainement qu'une fçiçon de s^y prendre convenablement^

Je laisse à la discrétion du lecteur le aoin d<i> la déterminer , en protestant d'avanee quç si elle n'est pas la plu^ iK)rrecte da la nature^ c'est la faute de sa propre imagination , contre; laquelle ce ne serait pailla première plainte raisonnable que je pourrais porter.

Lorsque nous fùmea conclus ^ soit agitation.

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naturelle ^ soit iosomnie résultante de la nouveauté de ma situation^ soit enfin toute autre cause que je ne connaisse pas , il est constant que je ne pus fermer les yeux : j'essayai toutes les positions ; tantôt celle-ci , tantôt celle-là. Je pris toutes les postures; je me tournai et me retournai en cent façons ^ jusqu'à une heure' après minuit. £nfin la patience et la nature se trouvant en moi^ également poussées à bout^ ûr! mon dieu ! m'écriai-je. Vous avez rompu nos conventions ^ monsieur , me dit la dame. Je lui demandai mille pardons , et soutins que ce n'était de ma part qu'une oraison jacula-' taire. Elle s'obstina à dire que c*était une véritable infraction au traité. Je persistai à démontrer que ce cas était littéralement prévu et réservé dans une clause spéciale du troisième article- La dame ne voulait point en démordre, ni rien céder de ses prétentions , cela même fut cause que sa barrière se trouva notablement affaiblie ; car dans la chaleur de la dispute , f entendis clairement deux ou trois épingles tomber des rideaux sur le carreau.

Je vous donne ma parole d'honneur , madame , lui dis<^je en allongeant le bras vers' elle ; avec le geste de l'assertion.

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(J'allais ajouter que pour tout au monde je ne voudrais pas blesser la plus petite loi de la décence).

Mais la fille de chambre^ qui avait entendu la contestation élevée entre nous ^ et qui craî* gnslit que les hostilités ne vinssent à s'en suivre j sortit silencieusement de son cabinet , et se glissant , à la faveur des ténèbres ^ s'avança si avant dans l'intervalle qui nous séparait , qu'elle se trouva en première li^ne entre moi et sa maîtresse. Ainsi ^ lorsque j'allongeai le bras hors du lit, je ne saisis réellement de la fîUe de chambre , que....

SUITE ET œNCLUSION

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PREFACE

JLa suite du Voyage 'Sentimental ' hVst

t>as prësentëe comme une production dé

la plume de Sterne.

La manière brusque dont se termine ce Voyage semblait exiger une suite; et il est certain que si Fauteur eût vécu plus long-temps, il eût terminé cet ouvrage.

Les matériaux étaient prêts. L'intimité qui

subsistait entre Sterne et l'éditeur, Ta mis à portée d'entendre souvent so\i ami raconter les incidens les plus remarquables de la dernière partie de son dernier Voyage : et ses récits ont fait tant d'im-* pression sur son esprit , qu'il croit avoir retenu ces particularités assez bien peur pouvoir les publier. U s^est attaché à imiter le style et la manière de son ami. Mais y est-il parvenu? c'est au lecteur à en

jager. Qaoi qull en soit , Vouvrage peut aujourd'hui passer pour complet ; et ceux qui ont lu le Voyage Sentimental d'Yorick, €t dont la curiosité était restée en sus^ pens , ' n^ont plu^:rien à désirer pour ce qui concerne les faits , ks éyiéa^oifiiis et le;», obseryations.

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