‹ Œuvres complètes de L. SterneChapitre 46 sur 92 · LE COMPAGNON DE VOYAGE · texte numérisé non relu

LE COMPAGNON DE VOYAGE

Le malheureux inconnu ^ tout en déplorant la mort de son ami ^ oubliait sa propre sûreté: comme j'aperçus quelques hommes à cheval^ à une certaine distance^ je conjecturai qu'ayant ÊU peut-être connaissance du duel qui devait avoir lieu ^ ils venaient à la recherche des combattans : je le conjurai de monter dans ma chaise^ afin de gagner Paris ^ avec toute I|l promptitude possible. H pouvait s'y tenir ca-

SENTIMENTAL. a6^

elle jusqu'à Ce que son.afFairc eût été arrangée^ ou y si eUe prenait une mauvaise tournure ^ il s'échapperait et passerait en pays étrangers. ' * Mes remontrances eurent leur effet ; et y avec quelques instances de plus / l'obtins de lui que nous ferions route -ensemble.

Quand nous eùmeis fait environ une lieue , je remarquai que ses pleurs étaient moins abondant > sa poitrine moins agitée , tout son extérieur plus IraaquiHe. Nous n'avions pas encore ouvert la bouche^ depuis que nous étions entrés dans la voiture : vojant qu'il n'était pas éloigné de me raconter la cause de son malheur , je l'en priai j^bliment , et sans im« portunité : il y consentit. '

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