‹ Œuvres complètes de L. SterneChapitre 62 sur 92 · S:^^ ÉLOGE · texte numérisé non relu

S:^^ ÉLOGE

teur y qui que (u sois^ pardonne-moi ce mouvement involontaire ! laisse -moi m'occuper d'EJiza. Si je t'ai quelquefois attendri sur les malheurs d&l'espèce humaine ^ daigne aujourd'hui compatir à ma propre infortune. Je fus ton ami ^ sans te connaître \ sois un moment le mien. Ta* douce pitié sera nia récompense.

Ëliza finit sa carrière dans la patrie de &es pères , à l'âge de trente-trois ans. Une ame céleste se sépara d'un corps céleste. Vous qui visitez le lîeir où repQsent ses cendres sacrées^ écrivez sur te niai^bre* qui les couvre : Telle

ànrté'é , tel mois y tel Jour , à telle heure i

'Dièii retira ion souffle à lui y et BlizÂ

mourut, . . • - .

• Auteur original , son admirateur et soti ami,-

'ce. fut .0iza qui t'inspira 'tes ouvrages , et qui t?en 'diôta les pages les plus touchantes. Éleu^ Tcui Sterne, tti n'es plus , et moi je suis resté* Vfé t'ai plèuté avec Eliza j tu la. pleurerais avec

^ïrioi: et si le cièleàt voulu- que vous m'eussiez

isurvécu'tous les deux y lu m'aurais pleuré avet ^Ue^' ^' ' -- . - , '• ;• • ' • * ■

Les lu) mines disaient qu'aucune femme n'a^ -vait autant de grâce quHËliza. 'Les femmes le disaient aussi. Tons louaient sa candeur ; tous louaient sa sensibilité ; tous ambitionnaient

d'éliza. 325

Phonneur de la connaître. Uenvie n'attaqua point un mérite qui s'ignorait.

An jinga , c'est à l'influence de ton heureux climat qu'elle devait , sans doute , cet accord presque incompatible de volupté et de décence qui accompagnait toute sa personne y et qui se mêlait à tous s^is moavemens. Le statuaire , qui aurait eu â représenter la volupté y l'aurait prise pour modèle. Elle en aurait également servi à celui qui aurait eu à peindre la pudeur. Cette ame inconnue dans nos contrées y le ciel sombre et nébuleux de l'Angleterre n'avait pa* l'éteindre. Quelque chose que fit Eiiza , un charme invincible se répandait autour d'elle. Le désir, mais le désir timide la suivait en silence. Le seul homme honnête aurait osé l'aimer y mais n'aurait osé le lui dire. *

Je cherche partout £lisa. Je rencontre y je saisis quelques-uns de ses traits y quelques-uns de ses agrémens épars parmi les femmes les plus intéressantes. Mais qu'est devenue celle qui les réunissait ? Dieux qui épuisâtes vos dons pour former une Eliza, ne la fites-vous que pour être un moment admirée, et pour élre toujours regrcUée?

Tous ceux qui ont vu Eliza la regrettent. Moi , je la pleurerai tout le temps qui lae reste

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