‹ Œuvres complètes de L. SterneChapitre 65 sur 92 · L. STsajrs · texte numérisé non relu

L. STsajrs

S5o LETTRES ^

ELIZA A YORICK

Mon Bramine ,

J'ai reçu votre P^ojrage sentimental... J'admire le pouvoir de votre imagination : elle a réveille des sensations en moi , dont je ne me

croyais pas capable Vous m<ô rendez fière y

et vous 'me faites aimer ma propre sensibilité.

J'ai mouillé de mes larmes vos pathétiques pages...; mais c'étaient des larmes de plaisir ; mon cœur découlait pour ainsi dire de mes yeux... Oli ! vous avez excité tous les nobles sentimens de mon ame.

La route que vous suives est la plos simple pour reculer les bornes de l'entendement humain ; vous persuadez la ïaison en touchant U cœur.... Les plus grands éloges qu'un auteur puisse recevoir^ sont les soupirs et les larmes de ses lecteurs.., Combien d'éloges de ce genre ne vous ai-je pas dônnésl

Je vpus prie., si vous m'estimez , âe ne point me flatter Je suis déjà si vaine ! et la

D^YOklCK A ELIZA.^ 55l

louange d'un homme de sens est trop dange--

reuse.

Je suis, dans la plus grande étendue du mot^

Yotre amie ^

Eliza.

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