‹ Œuvres complètes de La FontaineChapitre 165 sur 333 · Livre septième · texte numérisé non relu

Livre septième

La Tanche rebutée il trouva du ^ou|on.

Du goujon ! c'est bien la le disne d'un Héron ! J'ouvrirois pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise. Il l'ouvrit pour bien moins : tout alla de façon

Ou il ne vid plus aucun poisson.

La faim le prit ; il fut tout heureux et tout aise De rencontrer un Limaçon.

NV- -s :

Les plus a : : les plus habiles :

On hazardc de perdre en voulant trop gagner.

Gardez-vous de rien dédaigner; Sur tout quand vous avez à peu prés vostrc compte Bierfdes gens y sont pris; ce n'est pas aux Hérons Oue je parle; écoutez, humains, un autre conte; Vous verrez que" chez vous j'ay puisé ces leçons.

C'-* — ''' u trop fierc

F: in marv

Jeune, bien-lail, cl tcau, c ,

Point froid etpoint jaloux , :.^. 'inct>. cv

Cette fille vouloit aussi Qu'il eust du bien, de la n nss.tnn., De l'esprit, enfin tout : mais oui peut tout avoir Le destin se montra soigneux de la pourvoir :

il vint des partis d'importance.

La belle les trouva trop chetifs de moitié. ' V mov'' quoy ces gens-là ? l'on radote, )c pciiy: . ly les proposer! hel.ts ils font pitié. Voyez un peu la belle espèce!

L'un n'avoit en l'esprit nulle délicatesse; L'autre avoit le nez fait de cette façon-li; r ' ■ . .

h < ' us tout ; sci.

Apres les Luii ^.artis les :;. >.....

Vinrent se mettre sur les r Elle de v r. Ah vr

r> leur • < porte :

Fort en peine de ma personne.

Lé Fontaine. — I. ^ 1 )

194 Fables choisies.

Grâce à Dieu je passe les nuits

Sans chagrin, quoy qu'en solitude.

La belle se sceut gré de tous ces sentimens. L'âge la fit déchoir ; adieu tous les amans. Un an se passe et deux avec inquiétude. Le chagrin vient en suite ; elle sent chaque jour Déloger quelques Ris, quelques jeux , puis l'amour;

Puis ses traits xhoquer et déplaire; Puis cent sortes de fards. Ses soins ne purent faire Qu'elle échapât au temps cet insigne larron :

Les ruines d'une maison Se peuvent reparer; que n'est cet avantage

Pour les ruines du visage!

Sa préciosité changea lors de langage.

Son miroir luy disoit, prenez viste un mari : Je ne sçais quel désir le luy disoit aussi; Le désir peut loger chez u^precieuse : Celle-cy fit un choix qu'on n'auroit jamais crû, Se trouvant à la fin tout aise et tout heureuse

De rencontrer un malotru.

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