‹ Œuvres complètes de La FontaineChapitre 276 sur 333 · L . , et ce fut l'ouvrage d'une nuit · texte numérisé non relu

L . , et ce fut l'ouvrage d'une nuit

1 el encore autour de sa lente

A|ax i l'ame impatiente.

De moutons, et de boucs fit un vaste débris, Croyant tuer en eux icurrent Ulisse,

Kl les autht- .n)uslice

I*ar qui l'autre emporta le prix.

Le Renard autre A|ax aux volailles funeste, Emporte ce qu'il peut, laisse étendu le reste.

320 Fables choisies.

Le Maistre ne trouva de recours au'à crier Contre ses gens, son chien, c'est 1 ordinaire usage. Ah maudit animal qui n'es bon qu'à noyer, Que n'avertissois-tu dés l'abord du carnage? Que ne Tévitiez-vous? c'eust esté plûtost fait. Si vous Maistre et Fermier à qui touche le fait, Dormez sans avoir soin cjue la porte soit close. Voulez-vous que moy chien qui n'ay rien à la chose, Sans aucun interest je perde le repos?

Ce chien parloit tres-apropos :

Son raisonnement pouvoit estre

Fort bon dans It bouche d'un Maistre ;

Mais n'estant que d'un simple chien,

On trouva qu'il ne valoit rien.

On vous sangla le pauvre drille.

Toy donc, qui qiie tu sois, ô père de famille, (Et je ne t'ay jamais envié cet honneur,) [erreur. T'attendre aux yeux d'autruy , quand tu dors , c'est Couche-toy le dernier, et voy fermer ta porte.

Que si quelque affaire t'importe,

Ne la tais point par procureur.

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