LE DUC DE BOURGOCNF
Monseigneur,
,e ne puis emploier pour mes f\j'/^« f^
\Protection ^tu me soit ptus .
i^ue la vôtre. , €i ^e
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roitre dans toutes choses au delà d . . ;
t: L'fHmon nnt^nale au Tolunc de 1694, ^i CMtkM le '-S, ne pone poiM U mnitton (i»4aittme jdvtqoe davla réi«prt«ioa. L'acheré
^34 Epitre.
peine les autres Princes sont-ils touchez de ce qui les environne avec le plus d^ éclat; tout cela joint au devoir de vous obéir et à la passion de vous plaire ^ m'a obligé de vous présenter un Ouvrage dont VOriginal a esté Vadmiration de tous les siècles, aussi-bien que celle de tous les Sages. Vous m'avez même ordonné de continuer;^ et si vous me permettez de le dire, il y a des sujets dont je vous suis redevable, et où vous avez jette des grâces qui ont esté admirées de tout le monde. Nous n'avons plus besoin de consulter ni Apollon, ni les Muses, ni aucune des Divirdtez du Parnasse. Elles se rencontrent toutes dans les presens que vous a faits la Nature, et dans cette science de bien juger des Ouvrages de Vesprit, à quoi vous joignez déjà celle de connoître toutes les règles qui y conviennent. Les Fables
d'imprimer est du premier jour de septembre 1693.
Ce volume contient vingt-neuf fables, mais Philémon et Baucis (voyez notre édition, tome II, p. 435), la Matrone d'Ephèse [Tome U, p. 337), Belphégor, sans son prologue (Tome II, p. 343), et les Filles de Minée (Tome II, p. 44O5 portent les numéros xxv-xxviii, ce qui réduit en réalité les fables à vingt-cinq.
Elles étaient pour la plupart déjà connues.
Trois fables avaient paru dans le Mercure galant : la 1'"'= du recueil en décembre 1690, la UV en mars 1691, la IV en février 1691.
Les fables XIV-XXIV faisaient partie du premier volume du recueil intitulé : Ouvrages de prose et de poésie des sieurs de Maucroix et de La Fontaine, à Paris, chez Claude Barbin, 1685, 2 vol. in- 12.
La fable XXV avait déjà été imprimée dans le Recueil de vers choisis, publié par Bouhours, en 1693.
Plusieurs des fables contenues dans ce volume de 1694 ont reparu en 1696 dans les Œuvres postumes ; nous donnons les variantes que présente ce texte.
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d'Esope sont une ample matière pour ces talens. Elles embrassent toutes sorti (mens r 'jc-
teres. Ces mensonges .- .: ^ .prement ^ .. ,^:.ere d'Histoire, où on ne flate personne. Ce ne sont pas choses de peu d'importance que ces sujets. Les Animaux sont les Précepteurs des Hommes dans mon Ouvrage. Je ne m'étendrai pas davantage là-dessus; vous voiez mieux (\ue moi le profit qu'on en peut tirer. Si Vous vous connoissez maintenant en Orateurs et en Poètes, Vous vous connottrez encore mieux jour en bons Politiques et en bons
Generd..x.^ ..;:nèe ; et Vous vous tromperez aussi peu au choix des Personnes qu'au mente des Actions. Je ne suis pas d'un âge a espérer d'en itre témoin. H faut que je me contente de travailler sous vos ordres. 1/ envie de vous plaire me tiendra lieu d'une in: 1 que les ans ont afoiblie. Quand vous
50u .....Ci: quelque Fable, je la trouverai dans ce fonds-là. Je voudrois bien que vous y pussiez trouver des loiianges dignes du Monarque qui fait maintenant le destin de tant de Peuples et de Nations, et qui rend toutes les parties du Monde attentives à ses Conquîtes, à ses Victoires, et à la Paix qui semble se rar'^' ', et dont il impose les conditions avec tout u- ration que peuvent
souhaiter nos Ennemis. Je me le figure comme un Ce- — ' ■;: veut mettre des bc"' • • ' ''<ire et ^i .ce, et de qui on pour- il'
leur titre qu'on ne l'a dit d'Alexandre; i^u il va tenir les Etats de l'Univers, en ■'■-:-■ '■■ vinistres de tant de Primes de s\> . la-
miner une guerre qui ne peut itre que ruineuse à leurs Maîtres. Ce sont des sujets au-dessus de nos
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paroles : Je les laisse à de meilleures Plumes que la mienne; et suis avec un profond respect,
Monseigneur,
Vôtre tres-humble, tres-obélssant, et îres-fidele Serviteur,
De la Fontaine.
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