LE CORBEAU, LA GAZELLE, LA TORTUE, ET LE RAT
A MADAME DK LA SABLIE^F.
^ vous gardois un Temple dans mes Vcn:
.il n'eût fini qu'avecqu** ' '
^I)é)a ma main ^n fond iSur cr b'- ni les Uicux invcalê,
tl sur le n<»m de l.i Que dans ce Temple on auroit adorer.
Sur le portail faurots ces mots écrits : Palais Sacré dp. \^ OfESiE iRiS Non celle-li au'a J s **^r^
Car Junon même, ci . . re de» Dienx Serviroient laulre, et seroient glorieui
I . Dans k» OtÊffëga et pmt tt àt poijte, le livc de cette fable est : Lr iUf, k Cor^iM, U Géxdk a iâ Tortue.
364 Fables choisies.
Du seul honneur de porter ses messages. L'Apothéose à la voûte eût paru.
Là tout rOIimpe en pompe eût été vu Plaçant Iris sous un Dais de lumière.
Les murs auroient amplement contenu Toute sa vie, agréable matière; Mais peu féconde en ces évenemens Qui des Etats font les renversemens.
Au fond du Temple eût été son image, Avec ses traits, son souris, ses appas, Son art de plaire et de n'y penser pas. Ses agrémens à qui tout rend hommage.
J'aurois fait voir à ses pieds des mortels, Et des Héros, des demi-Dieux encore ; Même des Dieux ; ce que le Monde adore Vient quelquefois parfumer ses Autels.
J'eusse en ses yeux fait briller de son ame Tous les trésors, quoi qu'imparfaitement : Car ce cœur vif et tendre infiniment.
Pour ses amis et non point autrement ; Car cet esprit qui né du Firmament A beauté a'homme avec grâces de femme Ne se peut pas comme on veut exprimer. O vous. Iris, qui sçavez tout charmer, Qui sçavez plaire en un degré suprême, Vous que l'on aime à l'égal de soi-même, (Ceci soit dit sans nul soupçon d'amour, Car c'est un mot banni de vôtre Cour; Laissons-le donc) agréez que ma Muse Achevé un jour cette ébauche confuse.
J'en ai placé l'idée et le projet.
Pour plus de grâce, au-devant d'un sujet Où l'amitié donne de telles marques.
Et d'un tel prix, que leur simple récit Peut quelque-temps amuser vôtre esprit.
Non que ceci se passe entre Monarques : Ce que chez vous nous voïons estimer N'est pas un Roi qui ne sçait point aimer;
LiVRK DOUZltME. fé)
C'est un Morui qui içvt ncttre u vc
Pour son ami. J'en vois pe« de s bou. Ojutre animaux vivans de Vont aux humains e
La Gazelle, le Rat, te Corbera, la Tortaé,
Vivoicnl enswnblc unis; douce Moélé.
Le choix d'une demeure aux luuuio Assuroit le» félicité. ^
Mais quoi, l'homBe décevrrecfl&i toutes retraites. Sciez au mibeu des deseru, Au '' 'i ! ^'^ eaux, au haut des airs,
Vous n'é. ni ses embûches secrètes.
La G ' laocMDnBt,
Ùu plaisir barbare des hoomes, Vint sur l'herbe éventer les traces de ses pas Elle fuit, et le Rat à l'heure du repas Dit aux amis restans, D'où vient quenoos ne sommes
Au)Ourd'hui q*:'* tr' is cuovjei?
La Gazelle déjà n e oubliez^
A ces paroii- >rtue
S'écrie, et dit, Ah! si i
Comme un Corbeau d'aiies pournic,
Tout de ce pas ft m'en iné
Apprendre au moim <|iiette ONtrèt,
Quel aC' 1 ''HT ll#»nt srrAt^
N^ire 1 leaer;
Car à l'e^f ! • 'ux |w,t'
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Gaxelle
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Car de lui der i, m commcni.
Ce ma. f,
Et perdre en vam» discours cet ' ulik momcal,