‹ Œuvres complètes de La FontaineChapitre 59 sur 333 · LE MEUSNIER, SON FILS, ET L'ASNE · texte numérisé non relu

LE MEUSNIER, SON FILS, ET L'ASNE

l'Invention des Arts estant un droit d'aînesse, Nousdevonsi'ApologueàrancienneGrece:

Mais ce Champ ne se peut tellement moissonner, Que les derniers venus n'y trouvent â glaner. La feinte est un païs plein de terres désertes; Tous les jours nos Auteurs y font des découvertes. Je t'en veux dire un trait assez bien inventé. Autrefois à Racan Malherbe l'a conté*.

Ces deux rivaux d'Horace, héritiers de sa Lyre, Disciples d'Apollon^ nos Maistres pour mieux dire, Se rencontrant un jour, tout seuls et sans témoins; (Comme ils se confioient leurs penscrs et leurs soins) Kacan commence ainsi, Dites-moy, je vous prie, Vous qui devez sçavoir les choses de la vie, Qui par tous ses degrez avez déjà passé,

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