‹ Œuvres complètes de Le FrançoisChapitre 45 sur 163 · TEMPS DE L' AVÈNEMENT DU MESSIE · texte numérisé non relu

TEMPS DE L' AVÈNEMENT DU MESSIE

Le Messie doit venir avant la ruine de la république des Juifs, du temple de Jérusalem, selon les pro fhèles Jacob, Daniel, Aggée et Malachie.

Article I. — Prophétie de Jacob

I. Nous avons déjà vu, mon cher Eusèbe, que Jacob prêt à expirer, ses enfants autour de son lit, Dieu lui découvrit la destinée future des douze tribus. Tout ce qu'il dit des frères de Juda ressent un homme élevé audessus de lui-môme par l'Esprit de Dieu : quand il vient à Juda, il s'élève encore plus haut.

Juda, dit-il, vos frères vous loueront : votre main sera sur le cou de vos ennemis , les enfants de votre père se prosterneront devant vous... Le sceptre ne sortira point de Juda, et il y aura toujours des conducteurs du peuple, nés de sa race, jusqu'à ce que vienne celui qui doit être envoyé, et qui est l'objet de f attente des nations. (Gen. xlix, 8 seq.) Le temps, où le Messie doit paraître, est ici clairement assigné par Jacob.

IL Je vous prie d'observer que le mot de sceptre, que l'usage de notre langue pourrait vous faire prendre pour la seule royauté, signifie en général, dans Sa langue sainte, l'autorité, la supériorité, la puissance, la magistrature. Le terme hébreu rendu par conducteur, reçoit encore la signification de législateur, magistrat. Quel sera donc le privilège de Juda au-dessus de ses frères? Le voici : Jacob lui promet que tant que la tribu de Juda subsistera, elle aura la piéémincnce et l'autorité sur les autres tribus , et qu'elle subsistera et formera un corps de républi-

que, jusqu'à la venue du Messie. C'est le sens le plus simple et le plus nature! de ces paroles : Le sceptre ne sortira point de Juda, et il y aura toujours des conducteurs du peuple, nés de sa race.

Observez encore que le reste de la prédiction, jusqu'à ce que vienne celui qui doit être envoyé, et qui est l'objet de l'attente des nations, ne peut convenir qu'au Me<sie. Il est évident que Jacob parle de relui qui lui avait été promis aussi bien qu'à Isaac et à Abraham, et qui devait être la bénédiction de tous les peuples. Il le désigne par le terme d'envoyé, comme tit depuis Moïse, lorsqu'il disait à Dieu : Envoyez, Seigneur, je vous conjure, celui que vous devez envoyer. (Exod. iv, 13.) Il est évident que Jacob regarde la venue de celui dont il parle, comme le bien public de toutes les nations; caractère propre au Messie, que lui donnent tous les prophètes; et il n'est pas possible d'en feindre un autre à qui ce caractère convienne.

III. Il n'est plus question que de savoir si la tribu de Juda a été en possession de cette prééminence et de cette autorité sur les autres tribus, et quand elle a perdu ce privilège. L'histoire du peuple juif éclaircira nos doutes.

Depuis la bénédiction de Jacob, quand il s'agit de quelque préférence et de quelque honneur, la tribu de Juda est toujours nommée la première. Elle a sa place marquée à l'Orient du camp, vis-à-vis l'entrée du tabernacle. Elle décampe la première. Elle offre Ja première ses dons au Seigneur. (Num. h, 3; x, 13, 14; vu, 12.) Dans la division de la terre de Chanaan , elle a le premier rang. [Jos. xxv, 1.) Après la mort de Josué, les enfants d'Israël consultent le Seigneur sur le choix d'un nouveau chef. Le Seigneur leur répond : Juda marchera devant vous, j'ai livréla terre entre sesmains. (Judic. i, 1, 2.)

L'autorité royale fut ensuite accordée à cette tribu, dans la personne de David et de ses descendants. Mais David reconnaît que la supériorité de la tribu de Juda sur les autres est plus ancienne que la royauté. Dieu, dit-il, a choisi des chefs dans Juda. Cela regarde les premiers temps depuis la bénédiction de Jacob : // a' ensuite choisi la maison de mon père... pour m' élever sur le trône. (I Parai, xxvm, 4.) Et c'est pour cela qu'il appelle Juda son roi (Psal. lix, 9), dans le temps qu'il est lui-même établi roi sur tout Israël ; parce que la supériorité de Juda est indépendante de la personne de David, qu'elle a commencé avant lui, et qu'elle continuera lorsque sa famille ne sera plus sur le trône.

Dix tribus se séparent de celle de Juda sous le règne de Roboam, petit-fils de David; elles sont dans la suite enlevées de leur patrie, et dispersées en diverses provinces par les rois d'Assyrie; elles ne forment plus un corps visible. La tribu de Juda se maintient. Nabuchodonosor, roi de Babylone, renverse Jérusalem, et mène ses habitants en captivité. La tribu se soutient; elle a une

promesse infaillible de son retour; une partie demeure en Judée; l'autre, réunie dans Babylone et dans les environs, a des hommes illustres, Daniel, ses trois célèbres amis, le prophète Ezéchiel, qui lui attirent une grande considération; elle a ses lois elle a Joachim, l'un de ses rois, élevé audessus de tous les princes destitués ou tributaires par Evilmerodach, successeur de Nabuchodonosor. Au moment marqué par Jéréinie, Cyrus lui rend la liberté; sous la conduite de Zorobabel, elle revient en corps dans son ancien héritage.

Alors la tribu de Juda fut plus dominante, plus célèbre, et plus illustre que jamais. Elle fut presque la seule qui servit de base et de fond à la république. Ce fut elle qui fournit les magistrats et les sénateurs. Ce fut elle qui communiqua son nom à toutes les autres tribus, qui ne furent plus connues que sous le nom de Juifs. Elle conserva cette prééminence jusqu'à Tite.

11 est donc visible, par l'histoire des Juifs, que le sceptre n'est pas sorti de la tribu de Juda, c'est-à-dire que la tribu de Juda a toujours eu une supériorité au-dessus des autres tribus, quelquefois plus marquée, et quelquefois moins absolue, jusqu'à Tite.

Celles-ci, depuis leur dispersion, n'ont plus formé de corps, au lieu que la tribu de Juda a toujours formé un corps de tribu, qui a toujours eu ses lois et ses magistrats jusqu'à Tite.

IV. C'est là le moment fatal de sa chute, dont elle n'a jamais pu se relever. Elle perdit tout, Jérusalem, le temple, ses villes, la liberté, le privilège de former un corps visible et subsistant. Elle fut réduite au même état que les autres tribus, dispersée, démembrée comme elles, n'ayant plus ni autorité, ni juridiction ; ne donnant plus ni chef, ni magistrat aux autres parties du peuple, ni à elle-même. Depuis ce moment, c'est-à-dire, depuis plus de seize cents ans, il n'y a [dus de tribu de Juda. Les Juifs subsistent, mais confondus entre eux, sans distinction de tribus, sans puissance, sans chef. Le Messie est donc venu, car, jusqu'à son arrivée, le sceptre devait durer dans la tribu de Juda. Elle en est dépouillée depuis plus de seize cents ans. Donc il y a plus de seize cents ans que le Messie est venu Si Jésus-ChrL^t a paru sur la terre, avant la ruine de la tribu de Juda, et s'il est le salut des nations, il sera le Messie prédit par le saint patriarche Jacob.

Article II. — Prophétie de Daniel.

I. Daniel , un des plus illustres captifs d'entre les Juifs, révéré pour sa piété par les rois infidèles, employé pour sa prudence aux plus grandes affaires de leur état , vit, par ordre, à diverses fois et sous des figures différentes, quatre monarchies sous lesquelles devaient vivre les Israélites. Occupé de la captivité de son peupie dans Babylone et des soixante-dix ans dans lesquels Dieu avait voulu la renfermer; au milieu des vœux qu'il lait pour la délivrance de ses

frères, il voit un autre nombre d'années, et une antre délivrance bien plus importante.

Lorsque j étais en prière, dit-il, vers le temps du sacrifice du soir, l'ange Gabriel.... volant vers moi, me toucha, et me parla ainsi. Daniel, je suis venu pour vous instruire. Dès le commencement de votre prière Vordre a été donné; et je suis venu pour vous rapprendre, parce que vous êtes plein de désirs. Rendezvous donc attentif à mes paroles , et écoutez ce que je vais vous découvrir.

Le temps de soixante et dix semaines est fixé par rapport à votre peuple et à votre'ville sainte, afin qu'alors la prévarication cesse, que le péché prenne fin et que l'iniquité soit expiée , et que la justice éternelle lui succède, ou (soit amenée;) que la révélation et la pro~ phétie soient accomplies, et que le Saint des ■ saints soit oint.

Sachez donc, et comprenez-le bien, que depuis l'ordre qui sera donné de rebâtir Jérusalem, jusqu'au temps où paraîtra le Roi, qui est le Christ, ou (jusqu'au Christ chef,) il y aura sept semaines, et soixante-deux semaines.

Les places de Jérusalem et ses murailles seront donc rebâties, quoique dans des temps difficiles; et après soixante-deux semaines le Christ sera mis à mort, et personne ne sera à lui, ou (pour lui;) et le peuple qui aura pour chef le prince qui doit venir, détruira la ville et le sanctuaire. Leur fin sera semblable à celle des choses submergées; et la guerre ne finira que par une entière désolalion, dont le temps est fixé.

Le Christ établira une ferme alliance avec plusieurs dans une semaine : et dans le milieu de cette semaine, il fera cesser le sacrifice et l'oblation. L'on verra dans le temple ou autour de la ville, les abominations de la désolation; et jusqu'à l'entière ruine qui a été résolue, l'on ajoutera désolation à désolation. (Dan. îx, 21 seq.)

Voilà la célèbre prophétie de Daniel. Le texte hébreu peut recevoir les divers sens marqués entre des crochets.

II. 11 est évident que Daniel peint ici le Messie. Il l'appelle nar son nom; tous les titres augustes qu'il lui donne sont incommunicables à tout autre. Lui seul est Roi Christ, le Saint des saints,* la justice éternelle. Lui seul est l'accomplissement des prophéties. Lui seul peut mettre tin à l'iniquité, expier le péché, être auteur de la nouvelle alliance; abolir les sacrifices. Lui seul peut être mis à mort pour le bien des hommes, ou selon un autre sens, sans que personne se déclare pour lui et prenne sa défense, quoiqu'il soit la sainteté même. Si à ces traits on méconnaît le Messie, il est inutile de le chercher dans les Prophètes.

Il n'est pas moins évident que les semaines dont parle Daniel sont des semaines d'années. Souvent, dans les Ecritures, le terme de semaine est pris en ce sens. Le prophète était occupé du nombre de soixante-dix ans révélé à Jérémie, qui comprend dix semaines d'années, ou sept fois dix ans : et Dieu lui découvre une autre

durée, qui comprend sept fois cette première, ou soixante-dix semaines, qui font quatre cent quatre-vingt-dix ans. D'ailleurs des semaines de jours ne suffisent pas pour l'accomplissement des événements prédits.

fc II est encore évident qu'après la révolution de ces soixante-dix semaines, ou quatre cent quatre-vingt-dix ans , un peuple conduit par un prince renversera Jérusalem et le sanctuaire qui auront été rebâtis.

III. Pour sentir toute la force de la prédiction de Daniel, nous n'avons besoin, mon cher Eusèbe, que de ces trois remarques ; sans qu'il soit nécessaire de nous jeter dans les difficultés épineuses de chronologie qui divisent les savants. Car le Messie doit venir après l'écoulement de quatre cent quatrevingt-dix ans, dont le commencement est attaché à un édit de rebâtir la ville de Jérusalem ; avant le renversement de celte ville rebâtie; avant l'abolition des sacrifices; avant une entière désolation : or il y a plus de seize siècles que les quatre cent quatrevingt-dix ans sont écoulés; il y a plus de seize siècles que Jérusalem a été renversée de fond en comble par 'file, général de l'armée romaine, et que les sacrifices ont été abolis; il y a plus de seize siècles que le peuple Juif est dans une entière désolation. Il y a donc plus de seize siècles que le Messie est venu.

Si tous les traits du portrait qu'en trace Daniel conviennent à Jésus-Christ; s'ils ne conviennent qu'à lui ; s'il a paru sur la terre dans le temps marqué ; si sa venue a été suivie de tous les maux, sous le poids desquels gémit encore la nation juive : ne pas voir le Messie dans Jésus-Christ, en chercher, en attendre un autre, ce n'est plus un simple aveuglement; c'est folie ou stupidité.

IV". Si vous étiez curieux d'entrer dans Is. chronologie, il nous serait aisé d'en sortir avec succès, et de nous- convaincre que la, prophétie est faite pour Jésus-Christ.

Le commencement des semaines de Daniel est fixé à un édit de rebâtir les murailles de Jérusalem. Néhémie, échansond'Artaxerxès, surnommé Longue-main, roi des Perses, obtint de ce prince l'édit en question, la vingtième année de son règne. (II Esdr. h, 1 seq.) Les murs de Jérusalem furent relevés au milieu de beaucoup de contradictions de la part des nations voisines, comme le prophète l'avait prédit. Plusieurs savants font concourir la vingtième année du règne, d'Artaxerxès, avec 1 an du monde 3530, et selon les plus habiles chronologistes, la naissance de Jésus-Christ tombe à l'an du monde 4000. Or, en comptant les quatre cent quatre-vingt-dix ans de Daniel, depuis l'an du monde 3550jusqu'à l'an 4000, vous avez de ces quatre cen* auatre-vingi-dix ans, quatre cent cinquante d écoulés. Il n'en reste donc plus que quarante à remplir

Selon les plus savants chronologistes, Jésus-Christ commence son ministère public à l'âge de trente-trois ans accomplis ; et ce ministère dure un peu plus de trois ans; u

meurt donc vers l'an du monde i03G ou 37 commencé, qui est la moitié juste de la dernière semaine de Daniel, où, selon ce prophète, le Christ devait être retranché, devant J'être après soixanle-neul' semaines, ou quatre cent quatre-vingt-trois ans. On pourrait, en suivant d'autres routes, porter plus loin l'exactitude; mais ces calculs ne sont pas du goût de tout le monde, et il est inutile d'y entrer, après tout ce que nous venons de dire ici.

Article 111. — Prophéties d" Aggée et de Malacliie.

I. Les Juifs, après le retour de la captivité, usèrent de la liberté que leur avait donnée C'y ru s, de rebâtir le temple. Les fondements en sont jetés. Tout le peuple pousse de grands cris et loue le Seigneur. Mais les vieillards, qui avaient vu le temple de Salomon, fondent en larmes, en comparant la pauvreté de ce dernier édifice à la magnificence du premier. (/ Esdr. m, 11, 12.) Le prophète Aggée, qui voit plus loin, publie la gloire du second temple, et le préfère au premier. Voici le discours qu'il tient aux Juifs.

Reste t-il quelqu'un parmi vous qui ait vu le premier temple dans sa splendeur ? Et comment reyardez-vous celui-ci? En comparaison du premier ; ne le comptez-vous pas pour rien? Prenez cependant courage, Zorobabel, et vous aussi, Jésus, grand sacrificateur, prenez courage avec tout le peuple, soyez fidèles à l'alliance que foi faite avec vous, lorsque vous êtes sortis de l'Egypte ; et mon esprit sera avec vous. Ne craignez point, car voici ce que dit le Dieu des armées : encore une fois, et dans un peu de temps, j'ébranlerai le ciel, la terre et la mer. J'agiterai toutes les nations, et le désiré des nations viendra. Je remplirai de gloire ce second temple, dit le Seigneur. Tout l'argent et tout l'or sont à moi. La gloire de ce dernier temple surpassera celle du premier; et ce sera dans ce Ueu-là même que je donnerai la paix, dit le Dieu des armées. (Agg. w, k seq.)

II. Le Dieu Jes armées ne pouvait essuyer les larmes des Juifs par des promesses plus consolantes et plus magnifiques. Il les attache ces promesses au second temple : donc elles ont dû être accomplies avant qu'il fût brûlé par les Romains. La conséquence saute aux yeux; car c'est de ce temple pauvre, étroit, si différent du premier, que parle le prophète; c'est ce second temple qui doit être comblé de gloire. Le Messie l'a donchonoré de sa présence. Sans cela il n'est comparable en rien au premier si respectable par l'arche, par les tables de l'alliance, par la verge d'Aaron et partant d'autres ornements, dont l'or et l'argent faisaient les moindres richesses.

11 n'y a d'ailleurs que le Messie qui soit le désiré des nations ; parce qu'en lui seul toutes les nations seront bénies. Il n'y a que le Messie qui puisse donner la paix, la véritable paix, qui ne peut être conçue sans la réconciliation des hommes avec Dieu. Le second temple n'est plus ; il y a plus de seize siècles qu'il n'est plus; il y a donc pour le

moins autant de temps que tout ce que lui promet le prophète Aggée a eu son eifet. Si Jésus-Christ a paru dans ce nouveau temple; s'il est le Sauveur des gentils ; s'il a donné la paix, la véritable paix; si tout l'univers ému a rendu témoignage a la venue de son Rédempteur : qui pourra lui refuser la qualité de Messie?

III. La prophétie de Malachie a trop de conformité avec celle d'Aggée, pour que nous les séparions ; elle est conçue en ces termes : Voici que j'envoie mon ange ; il préparera la voie devant moi. Et aussitôt le Seigneur que vous cherchez viendra dans son temple, et l'ange de l'alliance que vous désirez. Le voilà qui vient, dit le Seigneur des armées. (Malach. m, 1.)

IV. Le Seigneur que les Juifs attendent; l'ange dont ils désirent la venue, parce qu'il doit établir une alliance éternelle entre Dieu et eux, est le Messie. Selon le prophète, il doit venir bientôt ; Dieu est prêt d'envoyer devant lui un précurseur qui annoncera sa venue; peu de temps après, il viendra luimême, on le verra dans son temple, dans le temple de Jérusalem : Le voilà qui vient, dit le Seigneur des armées. Le terme de sa venue est visiblement lié avec la durée du temple ; il est donc venu, puisque le temple où il doit venir est renversé depuis plus de seize siècles.

Si le précurseur a été envoyé devant Jésus-Christ; si Jésus-Christ l'a suivi de près, s'il a donné des preuves qu'il était le Seigneur, et l'ange de l'alliance; s'il est entré dans son temple : le titre de Messie Jui est acquis, on ne peut le lui disputer.

V. Vous voyez, mon cher Eusèbe, que le temps de l'avènement du Messie est clairement thé par Jacob, Daniel, Aggée et Malachie. Il est d'une évidence palpable que leurs prédictions sont fausses, et qu'elles ne doivent être regardées que comme de beaux rêves, si le Messie n'est pas venu avant la destruction du temple et de la république des Juifs par les Romains. Continuons la lecture des prophètes, pour apprendre d'eux quelle sera la vie du Messie.

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