‹ Œuvres complètes de Lord Byron Don JuanChapitre 47 sur 98 · I.XIZ · texte numérisé non relu

I.XIZ

Pendant qu'il s'habillait. Baba, leur ami noir, leur faisait entrevoir les immenses avantages qu'ils fiucaient fioibablementpar obtenir, pourvu seulement qu'ils suifiasflPt la voie

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convenable que la fortune semblait leur montrer si claiwmenl; et puis il ajouta « qu'il ne leur cacherait pas qu'ils amélioreraient beaucoup leorcoiuiition s'ils voulaient COD:- <ksûBiiiks kiA«iKMoiMi.

^ Pcmr Im, il 'se réjonintH tte les voir devenir de vrais croyants; toutefois il nen laisserait pas moins sa proposition a leur choix. » L'autre, le remerciant de l'excessive bonté qu'il avait de leur laisser une voix dans la décision d'une bagatelle comme celle-là, « ne pouvait, dit-il, exprimer sufûsamment toute soa admiralioa pour te coutumes de cette nation polie.

uni.

m PMTMiMat» {Ine-ipoyait pas de fraudes objections àtme pratique si i^speclable et si anciemie; et, après avoir avalé quelques rafraîchissements, pour lesquels, il ne le cachait pas, il se sentait en appétit, il ne doutait nullement que quelques heures de réflexion ne le réconciliassent entièrement à cette mesure. » — a Vraiment, » dit luan avec vivacité, c fp» je meure si j'en lais Tien I j'aiBnerais mieux me Toir circoncire la téte.

m temeeoi^emiiIftsWesmnt^...»--» «feoiReK,» reprit l*aiiWL, m m foiatai^itimompie; wmm^mm

pêdié d'achever ©e que j'ai? ais à dire. Monsienr, wmme

j'avais rbonneur de vous le dire, — aussitôt que j'aurai soupé, j'examinerai si votre proposition est de nature a être acceptée; à la condition, toutefois, que votre bonté {grande permettra que 4a<àoie soit toisaée à mon libn» «flutie. »

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Baba regarda laan, et dit: « AycK la bonté de Yone ha- WHer. » — En même «temps il lui mostm wi«ostune fif une

princesse eût été charmée de revêtir ; mais luan ne se sentant

pas en humeur de mascarade, resta muet; de la pointe de son pied chrétien il repoussa légèrement les vêtements qu'on lui Qikùli et quand le vieux nègre lui 4ii : « Dé^èdie^-

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VOUS, » il répliqua : a Mou vieux monsieur, je ne suis point une dame. »

— c J'ignore ce que vous êtes, et ne tonde pas de le savoir, » dit Baba; « mats veuillez faire ce que je tous pre»eris; je dois être économe de temps et de paroles. » — t Ou moins, » dit Juan, « vous me permettrez de vous demander la cause de ce singulier travestissement? s — c Réprimez, » dit Baba, « cette curiosité; ce mystère vous sera sans doute expliqué m temps et lieu : je ne suis pas autorisé à vous en dire davantage. »

« En ce cas, si j'y oonsons, » dit Juan, « je veux bien que... » — « Arrêtez, » reprit le nègre, « n'allez pas me faire fâcher; cette fierté est bonne, mais elle pourrait aller trop loin, et vous pourriez nous trouver peu disposés à la plaisanterie. » — « Gomment donc, monsieur, » dit Juan, « sera-t-il dit qu'on m'aura Mi revêtir les habits d'un autre sexe? » Mais Baba, jetant le costume par terre, dit : « Achevez de me pousser à bout, et J'appellerai des gens qui ne vous laisseront plus aucun sexe.

« Je VOUS oiire un fort beau costnme; il est vrai que c'est celui d'une fenmie; mais enfin ily a unmotilpoorqqevous le portiez. «Eh quoi! malgré mon aversion et mon mépris pour ces vêtements efféminés? » dit Juan après un moment

de silence, et tout en jurant entre ses dents, a Que diable voulez-vous que je fasse de toute cette gaze? » C'est ainsi que sa bouche profane désignait la plus magniiique dentelle qui ait jamais paré un visage de ûancée.

Et puis il jura encore, et, tout en soupirant, passa un pan* talon de soie couleur de chair; puis on lui attacha une ceinture virginale recouvrant une fine chemise aussi blanche

que du lait; mais en mettant son jupon, il trébucha, ce qui comme nous disonsi — ou wilk % comme disent les £cos-

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sais (c'est la rime qui m'oblige k employer ce mot; les rois sonl moins impérieux qu'elle ) ;

Ce qui [whilk, ou which, comme il vous plaira) provenait de sa maladresse et de son peu d'habitude èi mettre cet accoutrement; pourtant, après bien des peines et des délais, il parvint à «guster toute sa toilette ; il est vrai que le nègre BiU)a lui donnait vm coup de main toutes les fois qu'il se pré* sentait quelque obstacle; enfin» ayant passé ses deux bras dans les manches d'une robe, il s'arrêta, et se considéra des pieds à la tète.

Il restait encore une difficulté: — ses cheveux n'étaient pas assez longs; mais il y avait là une si grande abondance de fausses tresses, qu'on lui eut bientôt fait une coiffure complète à la mode alors en usage dans le pays; le tout fut entremêlé de pierreries, pour correspondre à l'ensemble de sa toilette. Sur rinvitation de Baba, il avait peigné sa tète, et Favait parfumée d'huile.

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