‹ Œuvres complètes de Lord Byron DramesChapitre 102 sur 133 · DES TROIS ACTES DU DIFFORME TRANSFORMÉ · texte numérisé non relu

DES TROIS ACTES DU DIFFORME TRANSFORMÉ

* Ce drame fut commencé à Pisc , en 4821, mais il ne fut publié qu'en ‘anvier 4824.

Trois frères sont un roman publié en 480S; l’auteur est M. Jo- Bhua Pickersgill junior.

« J’ai lu le Nain noir avec le plus grand plaisir, dit lord Bjron, et J*

LE DlFFOnME TBANSFORUÉ. — NOTES. 379

comprends parl'aiteinent maintenant poarqnoi ma tante et ma sœur sont si intiniemcut convaincues que j’en suis l’auteur. Si vous me connaissies aussi bien qu’elles me connaissent, vous sériés peuMlre tombé dans U même méprise. » B.

<1 Ce n’est point d’ailleurs une supposition extraordinaire, dit Walter Scott, que celle d’un être vivant dans la solitude, poursuivi par la conscience de sa difformité, et se croyant l’objet des railleries de tout le monde. Ce personnage a existé. Le nom de ce pauvre infortuné était David Ritchie, natif de Tweed-Dale. Il était fils d’un laboureur, et devait être né arec son infirmité, quoiqu’il l’attribuât à de mauvaises habitudes prises dans l’enfance. Il était' fabricant de brosses à Edimbourg, et avait voyagé dans plusieurs villes, se livrant à son industrie ; mais il avait été chassé de partout à cause de la répugnance universelle qu’excitait sa difformité. »

« La mère de lord Byron, dans ses accès de mauvaise humeur, faisaitde la difformité de son fils l’objet de scs railleries et de ses reproches ; elle passait subitement (comme nous l’apprenons par une lettre de ses parents d’Ecosse ) des caresses les plus passionnées é l’antipathie et au dégoût, puis le dévorait de baisers, et jurait qu’il avait les yeux aussi beaux que ceux de son père. Qdarteblv Review.

* Cette accusation est aujourd’huf reconnue fausse, la petitesse de la bouche de l’animal ne lui permettant pas de commettre le crime dont on l’accuse. Si l’on veut lire une amusante controverse à ce sujet, on peut consulter le Gentleman’» Magasine, vol. LXXX et LXXXl.

* C’est une croyance allemande très connue que cette ombre gigantesque sur le Brocken. Le Brocken est la plus haute des montagnes de Hartx, dont la chaîne pittoresque s’étend dans le royaume de Hanovre. Depuis l’époque des traditions les plus reculées, le Brocken a été le théâtre du merveilleux. Pour de plus amples renseignements sur le phénomène auquel lord Byron fait allusion, voyez sir David Brewster, Magie naturelle,

* Dans l’un des jonrnanx de lord Byron, on lit: ■ Alcibiade fut, dit-on, heureux dans toutes ses batailles; mais quelle» sont les batailles d’Alcibiade? qu’on me les indique. Quand vous citez César, Annibal, Napoléon, on trouve sur-le -champ Pbarsalc, Munda, Alesia, Cannes, Thrasymène, Hebra, Lodi, Wagram, Marengo, léna, Austerlitz, Friedland, Hoskowa. Mais il est moins facile de découvrir les victoires d’Alcibiade, comme l’on rattache Leuctres et Mantinée au nom d’Épaminondas, Marathon à celui deMiltiade, à Salamine celui de Thémistocle, les Thermopyles & celui de Léonidas; cependant, au total, il n’est pas de nom dans l’antiquité qui BOUS apparaisse environné de plus de charmes et de séduction que celui d’Alcibiade ; pourquoi ? je l’ignore ; qui le sait le dise. »

t Les dehors de Socrate étaient ceux d’un satyre et d’un bouffon ; mais son Ame était la vertu même, et il s’échappait de sa bouche des discours si éloauents et si divins, qu’ils perçaient le cœur de ses auditeurs, et leur arraciiaient des larmes. Platon.

* La beauté et le port de Démétrius PoHorcète étaient si inimitables, qn’aucun peintre ou statuaire ne pouvait obtenir sa ressembiance : c’était un méiange de grâce et de dignité, quelque chose d’aimable et de sévère; la vivaci te de la jeunesse était tempérée par la majesté du héros et du roi ; il y avait dans toute sa personne une alliance heureuse qui plaisait et qui intimidait. Dans ses heures de délassement, c’était le plus joyeux de tous les compagnons ; dans sa conversation, le plus délicat de tous les princes ; et cependant, fallait-il se montrer? rien n’égalait son activité. £ntre tous les dieux, il paraissait surtout vouloir imiter Bacchus, et n’était pas seulement terrible â la guerre, mais savait faire succéder le repos aux combats, et répandre partout la joie et les plaisirs. Pldtabque.

* «Quelque imperfection que l’on ait en soi,' dit lord Bacon, qui vous rende un objet de mépris, l’on a aussi un aiguillon qui vous révèle et qui vous pousse â secouer ce mépris ; c’est pourquoi toutes les personnes difformes sont extrêmement braves , d’abord dans l’intérêt de leur propre dignité; puis, par la force des choses, ils sont plus perspicaces à découvrir les faiblesses des autres. Leurs supérieurs ne leur font point l’honneur d’en être jaloux, parce qu’ils croient pouvoir les dédaigner, et leurs compétiteurs les laissent en repos, ne voulant jamais croire qu’ils puissent parvenir, jusqu’à ce qu’ils le voient de leurs propres yeux ; de telle sorte que, pour un esprit supérieur, une infirmité est un véritable avantage.»

Adam signifie terre rouge; c’est avec ce limon que fut formé le premier homme.

*> Suétone rapporte que la calvitie de Jules Céaar fut pour lui une source d’amertumes, et que cet accident lui valut de nombreux sarcasmes de la part de scs ennemis. De tous les honneurs qui lui furent conférés par le peuple et le sénat, il n’en fut aucun qu’il reçut avec plus de satisfaction que le droit de porter tout le jour une couronne de lauriers.

t* Charles de Bourbon était cousin de François 1«', et connétable de France. Ayant été persécuté par la reine mère pour avoir refusé l’offre de sa main, il passa au service de l’empereur Charles V.

On rapporte que Scipion l’Africain pleura à la vue de l’incendie de Carthage, et récita un vers d’üomère. 11 aurait mieux fait d’accorder la capitulation.

Sc sentant mortellement blessé, Bayard ordonna â un des gens de sa suite de le placer sous un arbre, le visage tourné vers l’ennemi. Alors, les yeux fixés sur la garde de son épée, qu’il tenait embrassée en guise de croix, il fit sa prière et attendit avec calme le moment de la moi t.

Hüloire de Charlei V, par Robebtsoh.

ts Le 4" mai 4S27, le connétable et son armée vinrent mettre 1e siège devant Rome; l’attaque commença le lendemain. Bourbon portait un habit blanc par-dessus son armure, afin, disait-il, d’être reconnu de ses amis et de ses ennemis. 11 guida l’armée au pied des murailles, et livra un assaut terrible, qui fut repoussé avec une égale vigueur. Voyant que son armée pliait, il saisit une échelle de la main d’un soldat, et se préparait à monter, lorsqu’il fut atteint d’une btille de mousquet, et tomba. Sent.int

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