‹ Œuvres complètes de Lord Byron DramesChapitre 111 sur 133 · A L’ILLUSTRE GOETHE · texte numérisé non relu

A L’ILLUSTRE GOETHE

Ccitt Sragciiit m Ilfiirt (lar l’un «t« fitta i)umblru abmirauuw.

PRÉFACE

Le drame suivant est tiré en entier de Kruüzner, histoire allemande publiée, il y a plusieurs années, dans les Contes de Cantorbiry, de Lee, composés, je crois, par deux sœurs. L'une ne fournit que Kruitiner et une autre nouvelle; mais elles passent pour être beaucoup supérieures à tout le reste de la collection. J'ai adopté les caractères, le plan et même les paroles de cette nouvelle en beaucoup d'endroits. Quelques caractères ont été modiflés ou altérés, quelques noms ont été changés, et j’ai ajouté un personnage, Ida Stralenheim; pour tout le reste, j'ai suivi l'original. Fort jeune encore (j'avais alors environ quatorxe ans), je lus cette nouvelle, qui fit sur moi une impression profonde, et qui déposa en moi le germe de bien des choses que j'ai écrites depuis. Je ne crois pas que ce roman ait jamais été très populaire, ou peut-être sa popularité a-t-ells été éclipsée par d'autres grands écrivains qui ont suivi la même carrière ; mais j'ai généralement ru que ceux qui l’avaient lu convenaient de la singulière puissance d'esprit et de conception que l'anteur avait déployée dans cette nouvelle. Je dis conception plutêt qu'exécution, car le sujet aurait pu être développé plus habilement. Parmi ceux qui partageaient mon avis relativement à cet ouvrage, je pourrais citer plusieurs noms illustres; mais cela ne serait d'aucune utilité, car chacun doit juger d'après ses propres sentiments. Je renvoie le lecteur è l'histoire originale, afin qu'il puisse voir quels développements je lui ai donnés; et je crois qu'il trouvera plus de plaisir à lire le roman que le drame qui en a été tiré.

J'avais commencé un drame sur ce sujet dès 1815 (mon premier essai dramatique, si l'on en excepte une tragédie, Ulrie et Ilvina,

que je fis à Tâge de treiie ans, et quel' eus le bon sens de brûler) 5 j’avais déjà achevé un acte, lorsque différentes circonstances m’eno— pêchèrent de continuer. Il doit exister parmi mes papiers, en Angleterre ; mais, comme on ne Ta point retrouvé, je Tai récrit, et j*ai ajouté les actes suivants.

Le tout n’a point été écrit pour la représentation.

Pise, février 4822.

Page 1