‹ Œuvres complètes de Lord Byron DramesChapitre 116 sur 133 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

L’appartement de Werner dane le patate.

Entrent JOSÉPHINE et ULRIC.

JosÉP. Reste là un moment, et laisse-moi te regarder encore ! Mon Ulric ! — mon bicn-aimé ! — se peut-il — après douze ans !

Ulr. Ma mère !

JosÉP. Oui, mon rêve s’est réalisé.— Qu’il est beau ! — audelà de tout ce que j’ai jamais désiré. O ciel ! reçois les remerciements d’une mère, et les larmes de sa joie ! c’est bien ton ouvrage ! — en un tel moment, ce n’est pas seulement un fils, c’est un sauveur qui nous arrive!

Ulr. Si un tel bonheur m’est réservé, il doublera ce que maintenant j’éprouve, et allégera mon cœur d’une portion de sa longue dette , la dette du devoir, non de l’amour; car je n’ai jamais cessé de vous aimer. — Pardonnez-moi ce long délai ; je n’en suis pas coupable !

JosÉP. Je le sais; mais je ne puis maintenant m’occuper de sujets de douleurs; je doute même si j’en éprouvai jamais, tant ce transport délicieux les a effacées de ma mémoire ! — Mon ûls !

WERNER entre.

Wern. Que vois-je? — encore de nouveaux visages!

JosÉP. Non, regarde-le ! Que vois-tu ?

Werîi. Un jeune homme pour la première fois.

Ulr. [s'agenouillant). Depuis douze longues années, mon père !

Wern. O Dieu !

JosÉP. Il perd connaissance.

Wern. Non, je suis mieux. — Ulric! [U l’embrasse.)

Ulr. Mon père! Siégendorf!

Wern. (trmaii/ant). Silence! mon ûls ; — les murs peuvent entendre ce nom...

Ulr. £b bien ?

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