‹ Œuvres complètes de Lord Byron PoëmesChapitre 20 sur 83 · LA SAUVAGE GAZELLE · texte numérisé non relu

LA SAUVAGE GAZELLE

La sauvage gazelle peut bondir avec joie sur les collines de Juda, et s'abreuver à tous les ruisseaux qui arrosent

le saint territoire ; elle peut déployer son agilité aérienne, . et son brillant regard peut reluire de fierté et de joie.

Ici, Juda a vu des pas aussi agiles, des yeux plus brillants, et, dans ces lieux témoins d'un bonheur qui n'est plus, de plus belles habitantes. Les cèdres se balancent sur le Liban ; mais les vierges de Juda, au port plus majestueux encore, elles sont parties!

ni.

Les palmiers qui ombragent ces plaines sont plus heureux que la race dispersée d'Israël ; car, prenant racine dans le sol, ils y demeurent et y déploient leur grâce solitaire : ils ne peuvent quitter le lieu qui les a vus naître; ils ne pourraient vivre sur un autre sol.

Biais nous, il nous faut errer, malheureux et flétris ; il nous faut mourir en terre étrangère ; et là où sont les cendres de nos pères, peut-être les nôtres ne reposeront jamais : il ne reste plus une pierre de notre temple, et la dérision est assise sur le trône de Solyme.

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