A LORD THURLOW
Ma braneho do laurier, de bon eécar Je la donne,
O dirin Apollon pour former ta couronne ;
Que chacun de la aienne apporte le tribut.
Vert de lord Thurlow adressé » à M. Roger «.
« Ma branche de lanrier, de bon cœur je la donne. »
Tu donnes ta branche de laurier! Est-elle h toi, pour la donner? et en supposant qu’elle t’appartienne légitimement, qui en a le besoin le plus pressant, de Rogers ou de toi ? Garde pour toi ta branche flétrie, ou renvoie-la au docteur Donne. Si l’on vous rendait h tous deux une impartiale justice, il lui reviendrait une bien petite quantité de lauriers, et à toi, point du tout.
« O divin Apollon ! pour former ta couronne. »
Une couronne! Parbleu, tresse-la comme tu voudras, tu n’en feras que le chapeau de la Folie. La première fois qu’il t’arrivera de visiter la ville de Delphes, enquiers-toi auprès de les camarades de voyage; ils te diront que plusieurs années avant que tu fusses né, Phébus avait donné sa couronne à Rogers.
« Que chacun de la sienne apporte le tribut »
Quand on enverra, comme choses rares, du charbon de terre h Newcastle et des hiboux k Athènes ; quand le régent et sa femme seront divorcés ; quand Liverpool pleurera ses sottises; quand les tories et les wighs cesseront de se chamailler ; quand l’épouse de Casllereagh lui donnera un héri-
OEI YTES DE I.Or.D CTHON.
lier, Rogers nous demandera de3 lauriers, et tu en auras assez pour lui en donner.