SUR LE MÊME
Qui s’est tué ? — Celui dont le bras détesté Avait, depuis longtemps, tué la liberté.
* Jeu de mots sur M. Gally Knight, auteur d ’llderim.
* Miss Holford, auteur de Marguerite d'Anjou.
* Pour ce qui a rapport au docteur Polidori et à scs tragédies, voye* les Mémoires de Moore , t. 111. — « Rien ne m’a jamais autant déplu, • dit lord Byron, « que les tracasseries, la mauvaise humeur de ce jeune homme; mais il a quelque talent, et c’est un homme d’honneur, qui se
corrigera. Intéressez-vous à lai, car il le mérite. Vous n'avez pas encore essayé des tragédies médicales, prenez celle-là. » B.
* Le quatrième chant de Childe-Harold.
8 On sait que le parlement tient ses séances dans latchapelle de Saint- Stephen, contiguë à l’abbaye de Westminster. Cette épigramme n’est qu’un calembour, le même mot exprimant en anglais mentir et cire couché.
« Ainsi le prince a annulé la condamnation de Fitzgerald. Ecco un sonet lo, voilà un sonnet pour vous autres; Fitzgerald de longtemps ne vous en donnera un pareil. Vous pouvez y mettre mon nom si cela vous plaît. Le prince mérite toute louange, bonne ou mauvaise; c’est un véritable trait de prince. B.
i Henri V. — Shakspeare met cette phrase dans la bouche de Falslaff parlaut de son royal compagnon de débauche. JV. du Trad.
» Vers le milieu d’avril 4*19, lord Byron alla de Venise à Kavenne, oh il devait trouver la comtesse Guiccioli. Les vers suivants , qui ont été admirés autant qu’aucun autre de ses ouvrages, furent écrits, suivant le témoignage de madame Guiccioli, pendant son voyage, lorsqu’il naviguait sur l’ÉrûJan. En les envoyant en Angleterre, en mai 1820, il disait: — « Ces vers ne doivent pas être publiés; regardez-lcs, je vous prie, comme des vers de société, écrits d’après des sentiments tout personnels. » Us - ont paru pour la première fois en 1824.
» Ravenne, ville que lord Byron avouait aimer plus qu’aucun autre endroit après la Grèce. — « 11 résida dans cette ville, » dit madame Guiccioli, « un peu plus de deux ans, et la quitta avec le plus grand regret et avec le pressentiment que son départ serait le signal de mille maux. 11 était continuellement occuoé à faire du bien ; plusieurs familles lui doivent le peu de jours heureux qu’elles ont jamais connus. Son arrivée fut regardée comme une bonne fortune, et 6on départ comme une calamité publique. »
Dans le troisième chant de Don Juan, lord Byron a décrit la vie tranquille qu’il menait dans cette ville.
io J’ai composé ces stances, excepté la quatrième (que je viens d’achever), sur la route de Florence.
n Dans le môme journal on trouve le passage suivant :« N’est-ce pas une chose bizarre, que de recevoir de quelqu’un que l’on ne connaît pas une invitation pour passer l'été dans le Holstein lorsqu’on est en Italie? La lettre était adressée à Venise. M. Jacobson me parlait des roses sauvages qui croissent l’été dans le Holstein ; pourquoi alors les Cimbres et les Teutons émigrèrent-ils? Quelle étrange chose c’est que la vie de l’homme! Si je me présentais moi-même à la porte de la maison où est ma fille, la porte me serait fermée au nez, à moins, ce qui n’est pas impossible, que je no tuasse le portier; et si j’étais allé cette année-là et peut-être aujourd’hui à Drontheim, la ville la plus éloignée de laNorwège, ou dans le Holstein, je serais reçu à bras ouverts chez des étrangers qui ne me sont unis par aucun lieu de parenté. Aussi loin
que peut s’étendre la réputation d’un homme, mon nom s’est répandu; mais en vérité, cela a été bien compensé par d’autres misères, et tenes que je ne crois pas que jamais homme littérairo ait eu autant à souffrir. Je regarde ces compensations comme des conditions de notre pauvre nature. »
t* Un ami de lord Byron, qui était avec lui ïi Ravenne lorsqu’il écrivit ces stances, dit qu’elles furent composées, comme beaucoup d’autres pièces, non pas avec l’intention de les publier, mais uniquement pour se soulager dans un moment de souffrance. 11 avait été douloureusement frappé de plusieurs événements qui le forçaient à quitter subitement l’Italie, et au moment où il écrivait ces vers, U était malade d’un accès de fièvre.
is Ces vers furent écrits en lisant dans les journaux que lady Byron avait été patronesse dans un bal pour les pauvres.
** Dans le journal do lord Byron, à la date du 21 janvier 1821, on lit : — «Diné; — fait des visites; — rentré chez moi; — lu; — remarqué une anecdote dans la correspondance de tirimm : il dit que Regnard et la plupart des poètes comiques étaient gens bilieux et mélancoliques, et que M. de Voltaire, qui est très gai, n’a jamais fait que des tragédies, et que la comédie gaie est le seul genre où il n’ait point réussi. C’est que celui qui rit et celui qui fait rire sont deux hommes fort différents. Dans ce moment, je me sens aussi bilieux qu'a jamais pu l’ètre le plus grand auteur comique , autant que Regnard lui-même , qui , après Molière , passe pour avoir écrit la meilleure comédie, et que l’on dit s’être suicidé. Je ne suis guère en train de continuer ma tragédie. Demain est
mon jour de naissance, c’est-à-dire à minuit Dans douze minutes,
j’aurai complété mes trente-trois ans, et je vais me coucher, affligé d’avoir
vécu si longtemps et d’avoir fait si peu de choses Voilà trois minutes
que minuit est sonné, et j’ai maintenant trente-trois ans.
« Heu! fuguees, Posthume, labuntur anni.
« Je ne les regrette pas tant pour ce que j’ai fait, que pour ce que j’aurais pu faire. »
t* La procession des chaudronniers au palais de Brandebourg fut une des plus absurdes niaiseries du bizarre procès de la reine.
18 Voilà une épigramme pour vous; elle n’est pas indigne de Wordssvorfh, homme d’un vaste mérite, quoique peu connu. Je dois en grande partie sa lecture, comme je vous l’ai dit à Mestri, à ma passion pour la pâtisserie. B,
n Mémoire» d'Horace Walpole sur le» neuf dernières années du règne de George U.
ts Mémoire» de James, comte Waldegrave, gouverneur de George 111, lorsqu’il n’était que prince de Galles.