LA LARME
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Félix in im» qui i-*tcntem Pectoro te, pie Nynipha, icniit !
Gmt.
• Quami l’amitié ou l’amour éveille nos sympathies, quand la vérité devrait apparaître dans le regard, les lèvres peuvent tromper avec une grimace et un sourire ; mais le signe d’affection le plus infaillible, c’est une larme.
Le sourire n’est souvent qu’une ruse de l’hypocrisie pour masquer la haine ou la crainte; moi, j’aime le doux soupir, alors que les yeux, ces voix de l’âme, sont un moment obscurcis par une larme.
C’est k une ardente charité qu’on reconnaît une âme compatissante; alors que la pitié se manifeste, elle répand sa douce rosée dans une larme.
L’homme qui s’abandonne au souffle des vents et traverse les flots orageux de l’Atlantique, se penche sur la vague qui bientôt peut-être sera son tombeau ; et sur la verte surface brille une larme.
Le soldat affronte la mort pour un laurier imaginaire, dans la carrière chevaleresque de la gloire; mais il tend la main h son ennemi vaincu et arrose sa blessure d’une larme.
Si, heureux et fier, il revient auprès de sa fiancée et dépose sa lance sanglante, tous ses exploits sont payés alors que, pressant sa belle sur son cœur, le baiser qu’il imprime sur sa paupière a rencontré une larme.
Lieu cher à mon adolescence 3S, séjour d’amitié et de franchise, où l’année fuyait si vite devant l’amour, en te quittant j’avais la tristesse au cœur; je me retournai pour te voir encore une dernière fois, mais je n’aperçus ton clocher qu’à travers le voile d’une larme.
Je ne puis plus faire entendre h Marie mes doux serments,
HEURES DE PARESSE
Marie, autrefois si chère à mon amour; mais je me rappelle l’heure où, à l’ombre d’un bosquet, ces serments, elle les paya d’une larme.
Un autre la possède! Puisse-t-elle être heureuse! Mon cœur continuera à révérer son nom. Je renonce en soupirant & ce cœur que je croyais à moi, et lui pardonne son parjure, mais non sans verser une larme.
O vous! amis de mon cœur, avant que nous nous séparions, laissez-moi exprimer un espoir qui m’est bien cher : Si jamais nous nous retrouvons ensemble dans cette retraite champêtre , puissions-nous nous revoir comme nous nous sommes quittés, avec une larme!
Quand mon âme prendra son vol vers les régions de la nuit, quand mon corps sera couché dans son cercueil, s’il vous arrive de passer devant la tombe qui recouvrira mes cendres, ô mes amis! mouillez-les d’une larme!
Point de marbre, point de ces monuments d’une fastueuse douleur qu’élèvent les enfants de la vanité. Qu’aucun honneur mensonger n’accompagne mon nom. Tout ce que je demande, tout ce que je désire, c’est une larme.
26 octobre 1806.