QUAND NOUS NOUS SOMMES QUITTÉS
Quand nous nous sommes quittés , dans le silence et les larmes, le cœur demi-brisé, 'pour ne nous revoir de longtemps, pâle et froide devint ta joue, plus froid encore ton baiser : ce moment-là présagea vraiment la douleur de celui-ci.
La rosée du matin descendit glacée sur mon front. Ce que je ressentais alors était l’annonce de ce que je ressens maintenant. Tu as rompu tous tes serments, et légère est ta renommée ; j’entends prononcer ton nom , et j’en partage la honte.
Ils le nomment devant moi; c’est un glas de mort à mon oreille ; je me prends à tressaillir. — Oh ! pourquoi me fus-tu si chère? — Ils ne savent pas que je t’ai connue, moi qui t’ai connue trop bien. — Ton souvenir me suivra longtemps, empreint d’une profonde et ineffable amertume.
Nous nous vîmes en secret. — Je garnis en silence que ton cœur ait pu oublier et ton âme tromper. Si jamais je te revois, après de longues années d’absence , comment t’accueillcraije ? Dans le silence et les larmes.