SCÈNE Vill
Les MÊMES, BLONDEL.
DUPRÉ
Le docteur !
BLONDEL , à Sénarmont.
Mon attente enfin n'est point trompée , Je vous trouve.
SÉNARMONT
Serait-ce encore un coup d'épée ?
BLONDEL
Non ! tantôt , n'écoutant qu'un aveugle courroux , Je l'avouerai, monsieur , j'eus des torts envers vous , Je viens vous assurer du chagrin que me cause La funeste blessure. . .
SÉNARMONT
Oh ! c'est fort peu de chose !
Ne rappelons jamais ce léger accident ; J'ai fait sur votre ouvrage un article mordant , Vous vous êtes fâché ! Mon Dieu ! dans cette affaire Chacun de nous n'a fait que ce qu'il devait faire.
BLONDEL
Sans doute, si l'article était de vous.
SÉNARMONT
Docteur !
LE DUC
Comment î
DUPRÉ
Quoi ! de l'article il n'était pas l'auteur ?
BLONDEL
Non , certes !
LE DUC
C'est bien mieux.
SÉNARMONT, à pan.
Que le diable l'emporte !
LE DUC . à part.
J'aurais dû m'en douter, mais la leçon est forte.
SÉNARMONT
Oui vous a (lit . docteur ?...
LUMPORTAN
BLONDEL
Un de mes bons amis A vu le rédacteur, l'autre jour, à Paris ; Il me l'apprend , je viens de recevoir sa lettre : Le sévère Aristarque a bien voulu promettre Que pour moi désormais il deviendrait plus doux , Il se nomme Derval : ainsi ce n'est pas vous. Vous vous êtes offert à ma fureur trornpée, Et je suis désolé du fatal coup d'épée...
SÉNARMONT
C'est bon , mon cher, c'est bon !
BLONDEL
Vraiment , je suis confus !
Ce coup d'épée...