SCÈNE VIII
OBOLENSKI, BLASKOFF.
BLASKOFF , à part.
Comme il paraît troublé !
OBOLENSKI.
Que fais-tn là ?
BLASKOFF.
Peut-être IMes chants dissiperaient les ennuis de mon maître : Vous daignez (|uel(iuefois recourir à mes soins.
OBOLENSKI.
Non, dans un antre instant.
Ah , permettez du moins Qu'un de vos humbles serfs ose vous rendre grâces.
OBOLENSKI.
De quoi ?
BLASKOFF.
De vos bienfaits.
OIJOLENSKI.
Qu'est-ce donc ? Tu me lasses.
Que veux-tu dire ?
A Al
BLASKOFF.
Olga , tantôt , en votre nom , Nous apporta de Tor. Vous l'aviez voulu ?
OBOLENSKI.
Non!
Mais pourquoi donc cet or ? Parle , je te l'ordonne. Quel mystère ?
BLASKOFF.
A vos serfs que saint Neuski pardonne : Sans doute un mauvais ange égarait leurs esprits.
OBOLENSKF.
Qu'ont-ils fait ?
Maître !...
OBOLENSKI.
Eh bien ?
BLASKOFF.
Ils voulaient à tout prix Etre libres , quitter leur pays et leur maître.
OBOLENSKI.
Et c'est Olga?...
BLASKOFF.
Sans elle ils vous tuaient peut-être; Mais qui peut résister à ses touchants discours ?
OBOLENSKI.
Ils seront châtiés.
BLASKOFF.
Elle a sauvé vos jours.
Au seul son de sa voix leur fureur s'est calmée.
OBOLENSKr.
Que je souffre !
BLASKOFF.
Oh ! combien elle a droit d'être aimée ! Quand la mer menaçait de nous engloutir tous , La belle et tendre Olga ne trendilait que pour vous , Songeait à vos périls , et non pas à sa vie ! Mais nous allons revoir les champs de Moscovie , Et son bonheur...
Va-t'en.
BLASKOFF.
Maître. . .
OBOLENSKI.
Sortiras-tu?
V Se jetant sur un siège.") Elle sauver mes jours !
BLASKOFF, à part.
Comme il est abattu !
Sortons.