OI.I.A
Auprès {\c mon auii (p>e puis-je a\ (»ir à craindre ?
130SCARIS , à part.
Son ami !... Quel mystère !... Il semble embarrassé ! Il aime !... Je triomplie , et son règne est passé.
(A demi-voix à 01)olenslii. »
Quelle est donc celte fennne ?
OBOLENSKI.
Une jeune orpbeline,
BOSCARIS.
Tn la présenteras sans doute à la tsarine.
OBOLENSKI.
Peut-être.
BOSCARIS.
Qu'elle aura de plaisir à la voir !
OBOLENSXr.
Boscaris, je devine , et comprends ton espoir,
BOSCARIS.
Obolenski, voilà ta plus belle conquête.
Mais le temps passe , ami ; partons , qui nous arrête ?
( S'approchant d'Olga, ) Tendre fleur dtrobée à de plus doux climats , Venez d'un sol inculte embellir les frimas. Allons !
OLGA
Oui : mais que vois-je aux mainsde cet esclave ?
BOSCARIS.
La pelisse d'honneur , récompense du brave , De la faveur des tsars ga^e cher et sacré !
OLGA
Et c'est Obolenski qu'on en a décoré !
BOSCARIS.
Oui , sans doute, lui-même!
OLGA
Oh ! combien je suis fière!
Permettez que ma main attache la première Cette noble parure,
Olga , que faites-vous !
OLGA
Ne me résistez pas , et ployez les genoux. (Elle attache la pelisse.) ! C'est très-bien!... Maintenant, partons.
OBOLENSKI , à part.
Infortunée !
BOSCARIS, à part.
Ah ! pour cette orpheline , Hélène abandonnée Vengera son outrage , et j'espère bientôt... OLGA , à Oboknski , rêveur et immobile. Je vous attends
OBOLENSKI.
Ah ! oui !
OLGA
• Venez donc.
OBOLENSKI. à part.
II le faut !
( Les portes du fond s'ouvrent. On voit les esclaves elles strélitz» Tout le monde s'achemine pour le départ. )
^yl