‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 147 sur 560 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

BOSCARIS , OBOLENSKI , OLGA , FEDOPv , BLASKOFF, BÉATRLX , THÉBALDO , esclaves,

OBOLENSKI , aux esclaves.

Qui vous appelle ici ?

OLGA

C'est moi.

OBOLENSKI.

Que voulez-vous ?

OLGA

Mes soins ont réussi :

Grâce à mol , tout est prêt pour le départ.

OBOLENSKI.

Qu'cntends-je !

Ce matin vous m'avez grondée , et je me venge,

OBOLENSKI.

Que dites-vous?

OLGA

Oh oui ! vous étiez irrité :

Je l'ai vu ! Ce courroux , je l'avais excit(' Par les craintes qu'ici tantôt j'ai fait paraître , Au seul nom du pays où Dieu vous a fait naître. Aussi, j'ai résolu d'expier mon erreur : Mon cœur a triomphé de sa folle terreur. Obolenski demain ici dut être encore...

Demain dans sa patrie il saluera l'aurore.

OBOLENSKI.

Comment, Olga! c'est vous!

OLGA

Oui , j'ai tout prépaiv.

Oubliez désormais l'effroi que j'ai montré; Suivez-moi. Du télegue, au pied de la colline , Entendez-vous tinter la clochette argentine ? Il n'attend plus que vous, et . prompts comme le vent , Les chevaux...

OBOLENSKI.

Non, Olga , n'allons pas plus avant î Demeurons en ce lieu !

BOSCARIS. à part.

Que dit-il !

OBOLENSKI. à part.

Je m'('^Mre.'

Voulez-vous donc punir un tort que je ii parc ' De présages menteurs un moment obsédé , A ses pressentiments si uion cœur a cédé . J'implore mon pardon; il faut ((ue je l'ohiicnne' De mon Obolenski la patrie est la mienne ; Partout aveuglément je veux suivre ses pn-^. Le malheur n'est (pi'aux lieux où je ne le vois pas,

OBOLENSKI.

Le malheur!... Puisse-t-il ne jamais von-; alleiiulre !

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