‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 155 sur 560 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

OBOLENSKI, HELENE,

HÉLÈNE

Vos traits sont altérés !

OBOLENSKI.

Dois-je , si quelque trouble est entré dans mon âme , Penser que la tsarine et s'étonne et me blâme? Non ! songez au devoir que vous avez dicté. [Je tant d'attraits unis à tant de majesté L'image , toujours chère à ma reconnaissance , Consolait loin de vous les chagrins de l'absence. Et pourtant il fallait , puiscpie vous l'ordonniez , Qu'un autre eût uion hommage et me vit à ses pieds. Jugez de mes combats, des regrets que j'éprouve!... Après de longs ennuis, j'arrive, je retrouve Celle dont ma fortune atteste les bienfaits. Sans pompe , sans éclat , plus belle que jamais ; Des plus hautes faveurs sa bonté me décore ! Mon trouble pourrait-il vous étonner encore ?

HÉLÈNE

Je l'excuse , et je veux que des honneurs nouveaux A vos pieds désormais jettent tous vos rivaux. Mais je vois Boscaris; et sans doute...

OBOLENSKI.

C'est elle.

Ah ! je ne savais pas qu'elle fût aussi belle !

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