OLI.A
J'entendis accuser son règne dès l'enfance.
HÉLÈNE
On vous trompa peut-être; et vous devez songer Qu'ici de tels discours ne sont pas sans danger.
OLGA
Oui, j'ai tort . j'en conviens; (pi'Obolenski pardonne : C'est trop nous occuper dllelène. et je metoune Que vous, dont i;i bonté m'offrait un doux appui . Vous me vouliez contraindre à trend)lcr près de lui!
AU
Non , son cœur appartient à la pauvre orpheline. Contre un amour si pur que pourrait la tsarine ! Je suis sans crainte.
HÉLÈNE
On dit qu'Hélène est belle.
OLGA
Oh oui !
Par sa beauté jadis on put être ébloui , Je le saiï»... mais ses traits, tlétris , dit-on, paj- l'âge...
HÉLÈNE
Regarde , malheureuse ! et tremble !
OLGA
Quel langaj^e !
OBOLENSKI, à part.
Infortunée !
HÉLÈNE
Eh bien ! vous vous taisez !
Eh quoi !
Je serais abusée ! Hélène ! . . .
HÉLÈNE
Est devant toi.
OLGA
Obolenski !
( Elle se traîne vers un siège. } OBOLENSKI.
Grand Dieu ! que vois-je ! Olga !
HÉLÈNE , l'arrêtant.
Demeure.
OBOLENSKI.
Regardez ! sous vos yeux voulez-vous qu'elle meure !
HÉLÈNE
Ce n'est pas cet effroi qui la fera mourir. Esclaves, approchez.