SCENE V
BOSCARIS, OLGA, HÉLÈNE, OBOLENSKI, Strélitz.
HKLÈNE.
Que vois-je! Emparez-vous de lui , Strélitz.
(Des sirélitz entourent et désarment Obolenski.) OLGA.
Ah ! vous venez me prêter votre appui. Emmenez-moi , je veux m'éloigner de sa vue ;
(Elle reconnaît la tsarine.) II me trompait encor ! Dieu ! je l'ai reconnue ! Elle a soif de mon sang ! fuyons !
( Elle se précipite vers Boscaris. )
Protégez-moi , (Elle recule.) Arrachez-moi d'ici !... C'est Boscaris ! Eh quoi ! De tous mes assassins je suis environnée, El pas un défenseur ! pas un !
OBOLENSKI.
Infortunée !
HÉLÈNE
Auprès d'elle introduit par de secrets chemins , Traître , lu voulais donc l'arracher de mes mains ! Et de mes ennemis quand l'audace rebelle M'attaque en ce château , ton bras s'armait pour elle! Elle t'avait séduit , sa beauté te charmait !... Perfide , pour tous deux , c'est la mort...
OLGA
(Elle a prêté l'oreille et est revenue peu à peu de son égarement.)
Il m'aimait 1 (Elle court se jeter dans les br.is d'Obolenski , avec tous les signes
d'une joie délirante.) Ah ! tout est oublié !... Ton Olga t'aime encore! Reprends, reprends tes droits sur ce cœur qui t'adore ; Enivrons-nous d'amour !
(Ils se tiennent embrassés.) IIÉI.ÈNE.
Malheureux !... Boscaris !...
(Elle lui fait signe de les séparer.) or.OI.E.NSKl , résistant.
Arrêtez I Non ! jamais ! . . .
HELENE
Qu'on l'entraîne , strélitz.
(On arrache Olga des bras d'obolenski. On l'emmène.)