‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 207 sur 560 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

ELISABETH , la Duchesse de NOTTINGHAM.

ELISABETH . à elle-même.

J'ai dû punir ses trahisons.

Oui, la sentence est juste; il va bientôt l'entendre;

(Haut.)

Et cependant.... Ici je vous ai fait attendre , Chère ducliesse ! Hélas ! le sommeil , qui me fuit , N'a point fermé mes yeux durant la longue nuit. Pour adoucir mes maux cherchant la solitude , J'implorais près d'ici les secours de l'étude; Mais pour moi maintenant l'étude est sans attraits. Démosthène et Sophocle à mes regards distraits De leurs nobles écrits offraient en vainles charmes(*) : Le livre était bientôt arrosé de mes larmes. J'espérais , avec eux échappant aux chagrins , Qu'ils pourraient me charmer comnoe en mes jours sereins, Et que par le travail ma souffrance endormie.... Vain espoir ! J'ai besoin d'être auprès d'une amie. Viens , Sara. Toi , du moins , tu n'as pas oublié Quels bienfaits t'accorda ma royale amitié ; Tu ne me trahis pas, et tu me plains.

Madame!...

ELISABETH

Si tu savais combien ils déchirent notre âme

Les coups portés par ceux qu'on a longtemps chéris! .. .

De son ingratitude il recevra le prix !

LA DUCHESSE

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