‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 259 sur 560 · ACTE m · texte numérisé non relu

ACTE m

MADAME DUTOUR

Qu'est-ce que vous faites donc , ma cousine? Voilà qui est soigné... mais c'est mal de ne pas prenilre tous ces articles-là chez moi ; vous auriez meilleur marché , et tout aussi bien établi.

CHARLOTTE , avec impatiente.

C'est mon mari...

MADAME DUTOUR

Il faut lui dire d'acheter à la maison . il vaut mieux que les profils soient dans la poche de sa cousine que dans celle d'une étrangère.

CHARLOTTE , à part.

Qu'elle me fait souffrir !

PIERRE , à pari.

Pauvre femme!... Venons à son secours. ( Haut. ) Père Bertrand, puisque madame la comtesse a la bonté de se charger de ma lettre , si vous voulez venir avec moi , je vous la remettrai.

BERTRAND

Tu as raison , Pierre , il ne faut pas i)erdre de temps.

PIERRE

Madame Dutour, si vous sortez , je vous offre mon bras.

MADAME DUTOUR

Ah ! je vous remercie, et je profiterai de votre offre. Je vas terminer une affaire , comme je vous l'ai dit , ma cousine , et je serai ici dans une heure au plus tard. Je verrai donc ce qu'on appelle la bonne compagnie : c'est sans doute l'endroit où l'on s'amuse le mieux ?

MONVAL

C'est celui où l'on s'ennuie de meilleure grâce.

Allons . Pierre , donnez-moi votre bras.

BERTRAND

A revoir, ma fille ; je reviendrai l'apporter la lettre.

CHARLOTTE

A bientôt , mon père.

MADAME DUTOUR

Sans rancune, monsieur de Monval. A tout à l'heure, cousine.

PIERRE

Flecevez tous mes remerciements, madame la comtesse.

CHARLOTTE

Adieu, Pierre : nous nous reverrons.

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