BYRON, LA COMTESSE, GUITTA
LA COMTESSE
Que vois-je ?. . . Guitta ici !.. . près de vous ! . . .
BYRON
Pour la dernière fois.
Je viens , mylord , solliciter votre complaisance.
BYRON
Parlez , madame.
LA COMTESSE
Les agents de l'autorité se disposent à s'éloigner : on assure (^l'aucune preuve ne permet d'attenter plus longtemps à la liberté d'Oroboni et de ses amis , et j'ai conçu un projet que vous seul pouvez rendre exécutable , au milieu de la surveillance qui poursuivra toutes les démarches d'Oroboni.
BYRON
Comment cela? veuillez vous expliijuer.
LA COMTESSE
Je veux arracher mon mari aux périls, en l'emmenant en France. M. de Senneville m'accordera le passeport demandé pour lui-même ; et , pendant que la foule (jui cherche à vous voir remplira (;e palais , nous pourrons échapper. je l'espère, à la vigilance
soupçonneuse qui nous entoure. Une occasion semblable ne se retrouverait peut-être jamais !... Y con- .sentez-vous ?
BVKON.
Ah!... si vous hésitiez un instant à le croire, je ne vous le pardonnerais pas !... Allons ! que ce talent poétique , (jui n'a rien pu pour mon bonheur, serve du moins au salut d'un proscrit!... Disposez de moi , de mes actions ! ... et puissent des jours heureux luire pour vous sur les terres de France!...
LA COMTESSE
Viens, Guitta!... Nous nous reverrons, mylord!...
Allons , madame , venez. . . Un moment encore , et peut-être je n'aurais plus la force de partir !... Adieu, mylord!...