‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 420 sur 560 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

CATHERINE, POTEMKIN , LOWINSKI , venant par la gauche.

LOWINSKI, à part.

Le prince est avec elle I

POTEMKIN , d'un ton ironique.

Approchez , monsieur le comte : l'air qu'on respire sous ce bosquet est délicieux; comme nous, vous veniez chercher le frais et la solitude.

LOWINSKI.

Il est vrai , prince.

CATHERINE , d'un air un peu piqué.

Monsieur le comte se livrait sans doute avec ardeur aux plaisirs de la danse ?

LOWINSKI.

Pour qui rêve le bonheur , les plaisirs sont peu de cliose.

CATHERINE , avec intention.

Il me semble que dix heures ont sonné depuis bien longtemps.

LOWINSKI.

Oui , sans doute , madame ! {avec intention. ) Il est bientôt minuit !

POTEMKIN , avec un sourire.

Minuit!... Ah! que Votre Majesté daigne ne pas

demeurer davantage éloignée de la foule qui la désire et l'appelle.

CATHERINE

Je suis à vous! {A part. ) Minuit!... que veut-il dire?

POTEMKIN

Entendez-vous les sons des instruments ? les éclats de la joie ? venez les redoubler.

CATHERINE , à part.

Il le faut bien ! {Haut. ) Allons , je vous suis !

LOWINSKI, à part.

Elle s'éloigne... quedois-je penser? {Catherine lui .fait un signe qui semble dire : ce n'est pas ma faute.) Ah!

POTEMKIN , emmenant Catherine.

Nous vous laissons , monsieur le comte , vous reposer de vos fatigues : je vous le répète, l'air qu'on respire sous ce bosquet est délicieux !

( Ils sortent par le périslyle- )

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