‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 462 sur 560 · DE FERRIÈRES · texte numérisé non relu

DE FERRIÈRES

Est-ce donc à vous de me donner des leçons?

GEORGES

Pardon , mon père ! . .. votre cœur doit me comprendre , et mon emportement est si juste !

M.;DE FERRIÈRES . dun ton plus doux.

Je sens tout, Georges !... oui, tout!... Et vous êtes à mes yeux le meilleur et le plus noble des hommes!... Ah ! un tel fils mérite d'être heureux !... Il mérite que le monde lui rende justice , et que son nom soit à l'abri du soupçon.

GEORGES

Oui , mon père , vous l'avez dit , aucun soupçon ne doit le flétrir ce nom que nos aïeux nous ont transmis sans tache. Oh ! ne différez pas une explication nécessaire !... Ils m'attendent!...

M. DE FERRIÈRES

Non... pas encore... Georges, écoutez-moi: plus d'une heure vous reste.

GEORGES

Eh bien ?

M. DE FERRIÈRES , à part.

C'est le seul moyen! (Haut.) Quoique personne n'ait de comptes à me demander, vous serez satisfait, et le monde aussi.

GEORGES

Ah ! c'est un grand bonheur!... car j'ai bien souffert!...

M. DE FERRIÈRES

Une demi-heure vous suffit pour que vous puissiez rejoindre d'Olban : attendez-moi donc quelques instants ici.

GEORGES

Mais, vous ne tarderez pas , mon père?

M. DE FERRIÈRES

Toutes vos craintes seront dissipées.

GEORGES

Vous me donnerez les moyens de convaincre le monde ?

M. DR FERRIERES.

Aucun doute ne s'élèvera plus. Demeurez ; je reviens.

Bientôt?

M. DE FERRIERES.

Soyez sans inquiétude.

GEORGES

Si le moment arrivait sans que je vous revisse , je partirais.

M. DE FERRlÈRES.

Vous me reverrez.

( Il sort par le fond. )

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