DE FERRIÈRES
Est-ce donc à vous de me donner des leçons?
GEORGES
Pardon , mon père ! . .. votre cœur doit me comprendre , et mon emportement est si juste !
M.;DE FERRIÈRES . dun ton plus doux.
Je sens tout, Georges !... oui, tout!... Et vous êtes à mes yeux le meilleur et le plus noble des hommes!... Ah ! un tel fils mérite d'être heureux !... Il mérite que le monde lui rende justice , et que son nom soit à l'abri du soupçon.
GEORGES
Oui , mon père , vous l'avez dit , aucun soupçon ne doit le flétrir ce nom que nos aïeux nous ont transmis sans tache. Oh ! ne différez pas une explication nécessaire !... Ils m'attendent!...
M. DE FERRIÈRES
Non... pas encore... Georges, écoutez-moi: plus d'une heure vous reste.
GEORGES
Eh bien ?
M. DE FERRIÈRES , à part.
C'est le seul moyen! (Haut.) Quoique personne n'ait de comptes à me demander, vous serez satisfait, et le monde aussi.
GEORGES
Ah ! c'est un grand bonheur!... car j'ai bien souffert!...
M. DE FERRIÈRES
Une demi-heure vous suffit pour que vous puissiez rejoindre d'Olban : attendez-moi donc quelques instants ici.
GEORGES
Mais, vous ne tarderez pas , mon père?
M. DE FERRIÈRES
Toutes vos craintes seront dissipées.
GEORGES
Vous me donnerez les moyens de convaincre le monde ?
M. DR FERRIERES.
Aucun doute ne s'élèvera plus. Demeurez ; je reviens.
Bientôt?
M. DE FERRIERES.
Soyez sans inquiétude.
GEORGES
Si le moment arrivait sans que je vous revisse , je partirais.
M. DE FERRlÈRES.
Vous me reverrez.
( Il sort par le fond. )