‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 471 sur 560 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

DUBOURG, M. DE FERRIÈRES, jouant à droite; MARIE , derrière la chaise de son père, avec inquiétude; GEORGES, à ébauche.

( La musique a cessé dans le fond ; on ne voit plus les danseurs, ) MARIE , à demi-voix.

Mais c'est assez , mon père...

DUBOURG

Veux-tu bien me laisser tranquille ?

GEORGES , à lui-mcme.

Émeline... le rêve de toute ma vie, l'objet d'un amour idéal auquel j'aurais tout sacrilié... jamais elle ne le partagera... Elle ne peut pas même le comprendre... Douces illusions de bonheur, faut-il déjà vous voir détruites?... (Ses yeux se iouruenl vers Marie, dont les (jestes et la fujure (omoncciit Vcm.rirtr la plus cruelle. )\Jnc autre... Bonne Marie... I\!ais qu'a-t-elle donc ? Quel effroi sur sa figure... Pourquoi ce trouble affreux?... Avec quelle fureur ils jouent... 11 lue semble que Didtourg perd beaucoup?... Ils n'entendent et ne voient, rien. . . {Il se place derrière son père ; Marie est derrière Duhourg.) Mon père... U ne m'écoute pas... Voyons donc...

MARIE

Mon père... entendez-moi...

GEORGES , à part, voyant son père mêler les cartes. Comment?...

nUBOURG.

Sur parole...

GEORGES . à lui-même.

■le me trompe... non, non... cela n'est pas possible.

MAIUE , i son père.

Arrêtez-vous...

GEORGES, à lui-même.

Oh!... c'est une erreur... J y vois mal... {Il voit encore son père battre les cartes. ) Ah!... tout ce que Sa'nt-Surin nous a montré...

( En ce mo:nent , si's yeux rencontrent ceux de Marie ) MARIE , d°i:ne voix étoufrée , répondant à la question que sem» blent lui adresser les regards de Georges. Eh bien! oui...

M. DE FERRIÈRES , instruit , par le geste de Marie , de la pré sence d-; Georges derrière lui.

Vous ici, Georges... Que faites-vous?

DUBOURG

Encore quitte ou double.

GEORGES , allant se ji ter sur le fauteuil à gauche. O mon Dieu !...

M. DE FERRIÈRES, voulant se lever.

C'est assez...

DUBOURG

Non, non... Je veux ma revanche.

MARIE

Au nom tlu ciel , mon père , arrêtez , ne coutinuex pas...

DUBOURG

Tais-toi...

MARIE

Si vous saviez ?...

DUBOURG , s'arrètant étonné.

Quoi donc?

M. DE FERIUÈRES , inquiet.

Eh bien ?

GEORGES, se levant précipitamment.

Ah!...

MARIE , voyant Tcffroi de (leorges , et se rencettant. Mais c'est que vraiment vous jouez trop, mon

père.

DIROIRG , reprenant les cartes.

Va danser, et laisse-moi en repos. ( .1 M. de Ferricres. ) Encore ce coup...

( (leorgei s"csl rassis sur le fauteuil, et cache sa télé d.ins ses

mains. )

M. DE FEIUIIÈIU.S.

Vous le voulez absolument?

AÀO

DUlîOUUC.

Oui, oui... quitte oii double.

( lis jouont avec acliar. emeiii ; la c utredanse est supposée finie d<tns les pièces voisines; tout le moude se rapproche. )

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