SCENE II
THIERRY , ÉBROIN.
Je te cherchais, barbare :
Je suis libre : pourquoi mes amis les plus chers En ce moment encor sont-ils chargés de fei*s?
LE MAIRE DU PALAIS. — ACTE IV
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Quel crime ont-ils commis? Ces guerriers magnanimes , De l'amour pour leur roi généreuses victimes, Vont-ils dans les cachots expier leurs vertus ? Frappe-moi , tu le peux ; mais ne me trompe plus. Réparant des forfaits que ma bonté pardonne , Tu voulais, disais-tu , me rendre ma couronne , Et de mes maux passés chasser le souvenir ? Tel fut aussi leur vœu ; pourquoi les en punir ?
ÉBROÏN.
Pardonnez des rigueurs qu'ordonna ma prudence.
Ces mortels, qui pour vous conspiraient en silence ,
Seront bientôt rendus à l'amour de leur roi :
Ne craignez rien pour eux ; ils viendront avec moi
Sur votre front sacré poser le diadème.
INIes ordres sont donnes, seigneur; je vais moi-même
Le premier devant vous prêt à me prosterner ,
Presser l'heureux moment qui vous doit couronner.
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