‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 89 sur 560 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Les Mêmes. MANFREDI, quelques Génois.

MANFREDI, un poignard à la main.

Mon épouse est vengée !

( A un Génois.)

Cours, ami; que Berta lâchement outragée Repose triomphante au toit de ses aïeux ; Porte-lui ce poignard teint d'un sang odieux ; D'un père infortuné console la souffrance : Il gémit d'un forfait... Montre-lui la vengeance.

( Le Génois sort. ) FONDI.

UANFREDI.

Octavio sous mon glaive est tombé !

FONDI

Et le doge?

MANFREDI

A mes coups la nuit l'a dérobé;

FIESQUE

Mais Verrina l'aUend , et sa perte est certaine.

LKONOR.

Fiesqne vit-il encor?

MANFREDI

De la porte Romaine A la fuite du doge il interdit l'accès. D'un peuple furieux enchaînant les excès, Il commande à sa rage ou l'entraîne à la gloire : Son regard est la mort , et son non) la victoire !

LÉONOR

Je vole à ses côtés , et je veux aujourd'hui M 'unir à son triomphe, ou périr avec lui !

( Elle sort. )

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