‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 97 sur 560 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Mêmes, LÉONOR.

(Fiesque, sur un fauteuil , est caché par les Génois). LÉONOR.

Génois, j'implore vos secours, Entourez mon époux et défendez ses jours ; On l'appelle, on combat!... Vous détournez la vue ! C'est lui ! quelle pâleur sur ses traits répandue ! Ciel, du sang! Malheureuse, ils l'ont assassiné ! Fiesque !... Chacun de vous baisse un front consterné!

(S'approchant de Verriiia. ) Mais vous , dont la tendresse éleva son enfance, Votre bras n'a-t-il pu s'armer pour sa défense ?

LE GÉNOIS, savanrant vers Verriiia, le poignard à la main. C'est lui qui l'a frappé ! (|u'il meure !

LEONOR

Dieu !

FIESQUE , les arrêtant du geste.

Génois !

Vous avez tous juré d'obéir à mes lois. Épargnez , respectez l'ami de ma jeunesse , Qu'il vive, et qu'il s'éloigne ! Et toi que ma tendresse Espéra couronner, viens , ô ma Léonor, Le ciel a donc permis que je te visse encor. On vient!... Fuis, Verrina, la force m'abandonne.

( Il se soulève. ) Je règne malgré toi , car je meurs et pardonne.

FONDI , à Verrina. Aux pieds de Doria tu les vois tous courir.

VERRINA , tirant son épée.

Eh bien ! à mes côtés rangez-vous pour monrir.

( Le théâtre se remplit de soldats ; tout le peuple se précipite du côté de la coulisse. La toile tombe. )

EXAMEN CRITIQUE

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