‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 107 sur 632 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

JOSEPH, VAUTRIN

Vautrin paraît avec un surtout, couleur de tan, garni de fourrures, dessous noir, il a la tenue d'un ministre diplomatique étranger en soirée™.

Maudite fille ! nous étions perdus.

Vautrin.

Tu étais perdu. Ah çà ! mais tu tiens donc beaucoup à ne pas te reperdre, toi ? Tu jouis donc de la paix du cœur, ici ?

Joseph.

Ma foi, je trouve mon compte à être honnête.

Vautrin.

Et, entends-tu bien l'honnêteté ?

Joseph.

Mais ça et mes gages, je suis content.

Vautrin.

Je te vois venir, mon gaillard ? Tu prends peu et souvent, tu amasses, et tu auras encore l'honnêteté de prêter à la petite semaine. Eh bien ! tu ne saurais croire quel plaisir j'éprouve à voir une de mes vieilles connaissances arriver à une position hono-

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