‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 116 sur 632 · acte i, scène · texte numérisé non relu

acte i, scène

La Duchesse.

Je ne l'ai plus.

Le Duc.

Je ne réponds plus de votre fils, Madame.

La Duchesse.

Avez-vous bien pesé cette menace ?

Vous devez me connaître.

Mais vous ne me connaissez pas, vous ! Vous ne répondez plus de mon fils ? eh bien ! prenez garde au vôtre49. Albert me répond des jours de Fernand. Si vous surveillez mes démarches, je ferai surveiller les vôtres ; si vous avez la police du royaume, moi j'aurai mon adresse et le secours de Dieu ! Si vous portez un coup à Fernand, craignez pour Albert. Blessure pour blessure ! Allez !

Le Duc.

Vous êtes chez vous, Madame, je me suis oublié. Daignez m'excuser, j'ai tort50.

La Duchesse.

Vous êtes plus gentilhomme que votre fils ; quand il s'emporte, il ne s'excuse pas, lui !

Le Duc, à part.

Sa51 résignation jusqu'à ce jour était-elle de la ruse ? Attendaiton le moment actuel ? Oh ! les femmes conseillées par des bigots font des chemins sous terre comme le feu des volcans ; on ne s'en aperçoit que quand il éclate52. Elle a mon secret, je ne tiens plus son enfant, je puis être vaincu.

Il sort.

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