LE DUC
La Duchesse.
Des excuses ! Mais, Albert, je suis trop heureuse. Quelle surprise ! vous venez embrasser votre mère avant d'aller au château, uniquement par tendresse. Ah ! si jamais une mère pouvait douter de son fils, cet élan, auquel vous ne m'avez pas habituée, dissiperait toute crainte, et je vous en remercie, Albert. Enfin nous nous comprenons.
Le Marquis.
Ma mère, je suis heureux de ce mot-là, si je paraissais manquer àjin devoir, ce n'était pas oubli, mais la crainte de vous déplaire.
La Duchesse, apercevant le duc.
Eh quoi ! Vous aussi, Monsieur le duc, comme votre fils, vous vous êtes empressé... Mais c'est une fête aujourd'hui que mon lever62 !
OCB. T. XXII. th. 2. 12
Et que vous aurez tous les jours.
La Duchesse, au duc.
Ah ! je comprends63 ! (Au marquis.) Adieu ! le roi devient sévère64 pour sa maison rouge, je serais désespérée d'être la cause d'une réprimande.
Le Duc.
Pourquoi le renvoyer ? Inès va venir.
La Duchesse.
Je ne le pense pas, je viens de lui écrire65.